Daniel Goa : "On ne peut pas continuer à dépendre de l'exportation"

Daniel Goa
© NC1ère | Daniel Goa, président de l'UC, invité sur le JT de NC1ère (10/08/2015)

Daniel Goa, président de l'Union Calédonienne (UC), invité du JT de NC1ère (09/08/2015), est revenu entre autres sur la mobilisation des rouleurs et la stratégie minière de la Nouvelle-Calédonie.

Elif Kayi
Publié le , mis à jour le

Invité sur le plateau du JT de NC1ère de dimanche, Daniel Goa, président de l'Union Calédonienne (UC) répondait aux questions d'Alexandre Rosada. 
 
Au vu de l'actualité, Daniel Goa était interrogé sur la situation des rouleurs et la question de savoir si il fallait les autoriser à exporter vers la Chine. 
 
"Je pense qu'il faut poser la question autrement", explique Daniel Goa. "Les rouleurs s'inquiètent tout à fait légitimement puisque leur situation est menacée par la baisse du cours du nickel. Les rouleurs nous interpellent pour essayer de trouver une solution commune. Ensuite, il y a le positionnement qui est celui des mineurs et exportateurs. Et là aussi, ils ont à s'inquiéter. Aujourd'hui, il n'y a pas vraiment de politique commune, ni de stratégie pays".
 
Daniel Goa insiste sur le développement économique de la Chine et l'impact de sa consommation sur les cours du nickel. "Aujourd'hui, depuis moins de dix ans, la Chine s'est développée de façon rapide et n'en finit plus d'absorber tout le nickel de la région et même d'une partie du monde", commente-t-il. "Nous arrivons aujourd'hui avec une Chine qui achète et achète, et stocke le minerai, et aujourd'hui se lance dans la construction d'usines de transformation du nickel. Forcément les cours sont bas."
 
Selon Daniel Goa, les cours de risquent pas de remonter prochainement. "Tout ce qu'on a vu, c'est qu'aujourd'hui, la Chine n'a pas de raison de baisser son niveau de stocks et de commandes".
 
Pour autant, il se veut rassurant sur la situation des rouleurs. "Je pense que les mineurs, les rouleurs surtout, n'ont pas à s'inquiéter", explique-t-il. "Dans le secteur minier, chacun a sa place."
 
Pour le président de l'UC, dépendre des exportations n'est plus une solution pour la Nouvelle-Calédonie. "Aujourd'hui, on s'implique dans un schéma de développement de la ressource pour la valoriser et on ne peut pas continuer à vivre aux dépends de l'exportation comme jusqu'à aujourd'hui". 

Interrogé sur le problème de l'insécurité et la récente marche blanche, qui s'est déroulée vendredi dernier à Nouméa, 
 
"Il faut que les parents, et chaque responsable à son niveau, assument l'éducation de l'enfant", insiste Daniel Goa. "Parce qu'au-delà de l'éducation des parents, il y a l'école, il y a les décisions des pouvoirs publics, des décideurs."
 
"Je prends l'exemple au Niveau du Congrès, chaque délibération impacte la vie quotidienne de la population", souligne le président de l'UC. "Pour ne pas que cette violence institutionnelle s'impose à la société, il faut prendre les bonnes décisions". 
 
Retrouvez l'intégralité de l'entretien avec Daniel Goa, conduit par Alexandre Rosada pour NC1ère :