Le gouvernement suspend provisoirement l'utilisation du malathion en Nouvelle-Calédonie

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Moustique vecteur de la dengue et du chikungunya

Le 20 mars 2015, le Centre international de recherche sur le cancer avait classé le malathion "cancérogène  probable" pour l’homme. Le 26 mars, la DASS avait saisi l'OMS sur la question. La réponse vient de tomber: l'OMS recommande la suspension provisoire du malathion...

Isabelle Peltier Publié le , mis à jour le

Fallait-il continuer d'utiliser le malathion pour la lutte anti-vectorielle en Nouvelle-Calédonie, c'était peu ou prou la question des services sanitaires à l'Organisation Mondiale de la Santé. Celle-ci vient de donner sa réponse: elle recommande la suspension provisoire du malathion au profit de la seule deltaméthrine pour les épandages autour des cas déclarés de dengue ou de chikungunya. Et ce, en attendant les résultats d’un examen complémentaire des données du Centre international de recherche sur le cancer, mené actuellement par un groupe d’expert de l’OMS.
 

Le gouvernement a pris la décision de suivre les recommandations de l'OMS

Le gouvernement a donc pris la décision de suivre les recommandations de l’OMS en attendant ces études complémentaires. La ville de Nouméa, seule commune faisant usage du malathion, devra ainsi utiliser, jusqu’à nouvel ordre, la seule deltaméthrine, pour la lutte anti-vectorielle. Le risque étant l'augmentation du niveau de résistance des moustiques à cet insecticide. Un risque bien connu, puisque c'est déjà en raison de la résistance accrue des moustiques à la deltaméthrine, que la Nouvelle-Calédonie avait eu recours au malathion.
 

La population appeler à adopter plus que jamais un comportement citoyen

Les épandages autour des habitations de personnes malades, pour tuer les moustiques porteurs du virus, en parallèle à la destruction des gîtes larvaires, répondent à des recommandations de l'OMS. Suite à la suspension du malathion, la population est donc appelée, plus que jamais, à adopter un comportement citoyen, en veillant à éliminer les gîtes larvaires dans et autour de son habitation, et à se protéger avec des sprays anti-moustiques, et ce plus particulièrement durant la saison chaude.