Procès des videurs de la Mare O Diable: "Je voulais l'humilier"

Tribunal de Nouméa
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Jeudi après-midi, après que les proches du jeune Medhi Porou, décédé à la suite de coups en avril 2012, aient été entendus, les plaidoiries des parties civiles ont commencé. Dans la matinée, les avocats des proches de la victime se sont beaucoup interrogés sur certaines contradictions des accusés.

Malia-Losa Falelavaki (avec IP) Publié le , mis à jour le

Le mineur au moment des faits, a été le dernier auditionné par la Cour d’Assises. A la barre, il a donné sa version du déroulement de la scène de violence. Une version différente trois ans après et qui n’a jamais été entendu jusque là, ont relevé les avocats des parties civiles. "Tout était mélangé dans sa tête", explique t-il. Sur certains points, il n’a pas varié : il s’est battu avec la victime, une réaction à des insultes racistes et à des jets de pierre. "Il l’a frappé pour lui faire mal, pas pour le tuer", précise le jeune homme.

Une contradiction avec la déclaration du père, responsable des agents de sécurité de la boîte de nuit, qui dit que son fils, dans ses propos, voulait achever le jeune Medhi Porou. Il est intervenu deux fois pour arrêter la bagarre mais a fini lui aussi par donner  des coups. Sur la participation aux violences du grand frère, ce dernier a déclaré à la Cour qu’il a bousculé et déshabillé la victime. Pourquoi ? "Pour l’humilier", répond l'accusé.

Le procès se poursuit demain vendredi, avec le matin à partir de 8 heures, le réquisitoire du Ministère Public suivi des plaidoiries des six avocats de la défense.