Frais bancaires: l'UFC Que Choisir remonte au créneau

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L’Union Fédérale des Consommateurs fait le point sur l’évolution des tarifs bancaires 6 mois après la signature de l’accord de concertation entre l’Etat et les banques de la place.

Caroline Moureaux (avec IP) Publié le , mis à jour le

L’UFC pointe du doigt des améliorations encore timides, et, surtout, l’apparition de nouveaux frais bancaires et d'augmentations injustifiées. Destruction d’un chéquier non retiré au-delà de trois mois facturée 2250 francs, émission d’un chèque en euros facturée 2678 francs, gestion de dossier en succession passant de 6500 à 8500 francs… Voici quelques exemples de ces "nouveautés" dénoncées par l’UFC. Quelle est la justification de ces frais, demande l’association de protection des consommateurs ?
 

Des frais en moyenne trois fois plus élevés qu'en métropole

Si les frais de tenue de compte ont nettement baissé depuis 2012, on est encore loin des tarifs de la Métropole avec des frais en moyenne trois fois plus élevés. L’abonnement Internet reste quant à lui lui six fois plus cher ! L’UFC note que la carte Visa est moins chère chez nous, mais, tempère-t-elle, certaines banques font payer au consommateur les retraits de liquides aux distributeurs automatiques d’une autre enseigne. L’union fédérale des consommateurs réclame des frais bancaires qui correspondent à la réalité du service rendu, et un accès direct et bien en évidence aux tarifs sur les sites Internet des banques.
 

Le plafonnement des commissions d'intervention en question

Elle demande aussi la possibilité d’effectuer sans frais des retraits d’espèces au guichet de son agence. Autre abus selon l’UFC, celui de la commission d’intervention: il s’agit des frais prélevés par la banque, en plus des agios, en cas de rejet d’un paiement pour cause de découvert bancaire. Ce point ne faisait pas partie de l’accord signé l’an dernier, mais l’UFC réclame le plafonnement du montant des ces commissions, par opération, et par mois, comme c’est le cas depuis le 1er janvier 2014 en Métropole. Elle demande aussi un tarif moins élevé pour les personnes en difficulté.

Le 15 décembre dernier, les banques calédoniennes et l’Etat signaient un nouvel accord de concertation sur les tarifs bancaires. Il prévoyait notamment le gel de 5 tarifs, le maintien de la gratuité de 10 services, ou encore une baisse de plus de 30 % de l’écart avec la métropole du tarif des frais de tenue de compte actif. Six mois après, l’UFC Que Choisir fait le point. L’union fédérale des consommateurs dénonce plusieurs dérives.
 

Françoise Kerjouan, vice présidente de l’UFC Que Choisir, au micro de Caroline Moureaux.

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