Le WWF en Calédonie s’engage pour la rivière de la Dumbéa

rivière de la dumbéa
© WWF

Lancé le 1er février dernier par le WWF en Nouvelle-Calédonie, un projet de financement participatif a permis de récolter 450.000 francs CFP. L’objectif : préserver et reconstruire l’écosystème en amont de la rivière de la Dumbéa.

Lizzie Carboni
Publié le , mis à jour le

4000. C’est le nombre d’arbres qu’a prévu de planter le bureau du WWF sur le Caillou, aux abords de la rivière de la Dumbéa, sur l’année 2015. Le projet est ambitieux, mais nécessaire. Baptisé "New Caledonia : for a living river", il a été mis en ligne sur la plateforme Earth Hour Blue. Il était le seul projet français présent sur le site.
 
"Nous avons collectés 4.171 dollars US, soit 450.000 francs CFP sur un objectif de 7000 dollars", explique Margot Bantegny, chargée de mobilisation et de communication au WWF Nouvelle-Calédonie. "Concrètement, cela permettra la plantation de 300 arbres à Dumbéa".
 
Les feux de forêts répétés dans la région ont abîmé une grande partie du maquis. Sans cette végétation, l’eau de pluie ne peut être absorbée, dégrade le sol et l’érode. De la boue se mêle à l’eau douce de la rivière, qui devient alors polluée.
 
"La situation est de plus en plus urgente", explique Margot Bantegny. "La rivière alimente les trois quarts de la population en eau potable. Nous veillons donc à protéger le périmètre du captage d’eau" .
 

Des plantes endémiques pour préserver la rivière

Les forêts humides sont parmi les plus menacées du Caillou, en seconde position après les forêts sèches. L’appel aux dons va ainsi permettre de financer les arbres prévus pour restaurer une partie de la forêt et sauver la vallée de la Dumbéa.  
 
"Depuis 2012, nous plantons 1000 arbres par an. Notre ambition pour 2015 est d’en planter 4000 ; nous ferons tout notre possible", poursuit Margot Bantegny.
 
Hormis la préservation capitale du château d’eau du Grand Nouméa, les versants de la rivière abritent une faune protégée, comme le célèbre cagou. Les plantes mises en terre sont toutes natives et pionnières. 
 
"Certaines espèces grandiront plus haut pour reconstruire une ambiance forestière et faire revenir certains animaux; des arbres dont les fruits sont par exemple appréciés par les oiseaux et roussettes", précise Margot Bantegny.
 
La saison des plantations va d’ailleurs bientôt démarrer et durera deux mois. Mission : planter encore et toujours plus d’arbres dans les différentes communes du Caillou.