Claude Bartolone : "Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir"

Claude Bartolone à Ouvéa
© NC1ère | Le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone devant le Monument aux « dix-neuf » d'Ouvéa à Hwadrilla

Le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, actuellement en déplacement en Nouvelle-Calédonie, s'est rendu mardi sur l'île d'Ouvéa. Après la coutume et la cérémonie à la mémoire des victimes de 1988, il a aussi livré un rapide bilan de sa visite au micro de NC1ère. 

Elif Kayi
Publié le , mis à jour le

Après un déplacement lundi en Province Nord, où il a visite entre autres l’usine du Nord, le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone s’est rendu mardi matin sur l’île d’Ouvéa, où il a participé à une cérémonie de commémoration en l’hommage aux victimes des événements d’Ouvéa en 1988. 
 
Arrivé sur place, il a été accueilli par les représentants coutumiers de l’île et a fait la coutume. 

Retrouvez la prise de parole de Claude Bartolone pour la coutume (des images de Nicolas Fasquel pour NC1ère) :

 

« C’est toujours très impressionnant quand on vient sur une terre où il y a eu des événements que l’on n’est pas prêt d’oublier », a déclaré Claude Bartolone au micro de NC1ère. « C’était important de venir, car un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir et lorsque l’on sait ce qu’ont été les souffrance, les morts qui ont été enregistrés sur cette terre, il faut toujours les avoir à l’esprit pour être en mesure de se projeter vers l’avenir ». 
 
« Ici, en Nouvelle-Calédonie, on voit bien que la parole partagée est indispensable pour éviter de nouveaux drames, pour éviter le sang et les larmes », a poursuivi le président de l’Assemblée nationale. « C’est pour cela que j’ai souhaité venir ici, que je me suis recueilli devant les monuments de toutes les victimes, pour que nous n’oublions jamais mais que cette histoire nous permette de mieux préparer ensemble l’avenir de la Nouvelle-Calédonie.»
 
Concernant l’avenir politique du pays, le président de l’Assemblée nationale a insisté sur la nécessité de recréer du lien entre les institutions calédoniennes et la population. « Il va falloir que ces instituions soient ressenties par la population comme un outil pour pouvoir construire l’avenir.»
 
Pas de recette miracle évidemment au sujet de la question du référendum. « Il y a cette obligation en Nouvelle-Calédonie d’inventer le jour d’après le référendum, quelle que soit la date du référendum, pour permettre à chacun de pouvoir vivre et de construire une société commune », a ajouté Claude Bartolone, qui juge que la proposition d’un nouveau Comité des signataires a été bien reçue par les politiques calédoniens. « Je pense qu’au travers de la proposition que j’ai eu l’occasion de formuler, chacun s’est rendu compte qu’il fallait sortir de cette situation de blocage, qu’il fallait redonner de la force à la politique.»
 
Le président de l’Assemblée nationale a dressé un bilan positif du déplacement de la délégation. « C’était un voyage qui tombait bien. J’ai senti trop de réticences, trop de silences qui se greffaient sur cette question de la liste électorale. J’étais très heureux, avec ma délégation, d’arriver à un moment où on pouvait aider à débloquer les choses.»