Australie : sans vaccins, plus d'allocations

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Dimanche dernier, le Premier australien Tony Abbott a annoncé que les parents qui refuseraient de vacciner leurs enfants seraient privés d'allocations.

Elif Kayi (avec AFP) Publié le , mis à jour le

La dernière proposition du Premier ministre australien Tony Abbott pourrait se résumer à la devise suivante : "Pas de piqûre, pas d'argent." Ce dernier a en effet annoncé dimanche dernier vouloir priver d’allocations les parents refusant de faire vacciner leurs enfants.
 
La proposition, soutenue par l'opposition travailliste, devraient entrer en vigueur en 2016. "C'est une importante mesure de santé publique », a justifié le Premier ministre. 
 
La mesure intervient alors qu’une controverse, datant de 1998 suite à une étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet, avait semé l’émoi dans les pays anglo-saxons, faisant le lien entre le vaccin rougeole-oreillons-rubéole (ROR) et l’autisme. Cette théorie a depuis été démontée par plusieurs études, mais les craintes ont persisté et entrainé une baisse des vaccinations. 
 
Dans un communiqué, le Premier ministre australien indiquait que « ce choix de ne pas immuniser ses enfants n'a aucun fondement médical et ne devrait pas être soutenu par les contribuables ». 
 
La nouvelle mesure prévoit deux exceptions : les parents qui refuseront d'immuniser leurs enfants pour des raisons médicales ou religieuses continueront d'avoir le droit de percevoir certaines allocations, même si les conditions d'accès seront restreintes. 
 
En Australie, plus de 90% des enfants âgés de un à cinq ans sont vaccinés. Mais selon les chiffres officiels, plus de 39.000 enfants de moins de sept ans ne sont pas vaccinés dans ce pays, ce qui représente une augmentation de 24.000 cas au cours des dix dernières années.