Economie calédonienne: une convalescence qui s'éternise

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Les professionnels de la statistique publient en ce début novembre un certains nombre d’indicateurs sur la santé de l’économie de la Nouvelle-Calédonie à l’issue du trimestre écoulé. Si le mot "crise" n’est plus techniquement de rigueur, la vraie reprise tarde à venir.

Par Angélique Souche (avec A.P) Publié le

C’est une convalescence qui s’éternise depuis le début de l’année avec tantôt des signes encourageants: le nickel par exemple se porte bien sur le 2e trimestre 2014, tiré par des cours favorables à plus de 8 dollars la livre entre avril et juin et une production minière et métallurgique en hausse, malgré l’arrêt de l’usine du Sud, qui a rapporté au total quelques 25 milliards de francs. 
 
Les échanges extérieurs de la Nouvelle-Calédonie se replient: le tourisme n’observe pas de mouvement significatif et surtout les grands complexes industriels, KNS en tête, ont diminué leurs importations de matériel. 
 
Autre voyant vacillant: l’emploi. Certes,le secteur privé créé 1 % d’emploi en plus que les trois premiers mois de l’année, les offres d’emplois déposées progressent elles aussi de 23 %,mais parallèlement le nombre de chômeurs indemnisés augmentent de 22 %. Bref, un jeu à somme quasiment nulle…
 
Pour autant, l’indicateur du climat des affaires du troisième trimestre publié par l’IEOM et qui jauge la confiance des entrepreneurs, semble acter d’un mieux, puisqu’il progresse pour le 4e trimestre consécutif. Les patrons parient sur une reprise de leur activité de près de 10 points et se disent près du même coup à revoir leur prévision d’investissement à un an à la hausse.