"Nouméa le miroir du Pacifique" en couverture du Magazine Air France

couverture Nouméa mois d'août
© NC 1ère | " Nouméa le miroir du Pacifique" en couverture du magazine Air France du mois d'août

François Garde, juge administratif et ancien haut-fonctionnaire, a prêté sa plume d'écrivain pour décrire la " capitale" de la Nouvelle-Calédonie dans le numéro du mois d'août du Magazine Air France lu par des millions de passagers à travers le monde.

Angela Palmieri
Publié le , mis à jour le

6 millions de lecteurs...


 "Nouméa, le miroir du Pacifique" a droit à plusieurs colonnes écrites par un homme qui semble s'être imprégné jusqu'au bout de lui-même de notre capitale. Tel un carnet de voyage, ces lignes, pourtant courtes, se lisent comme un roman.

" Paris a la forme d'un coeur, traversé par la Seine; Istanbul, d'un papillon dont les ailes se déploient de part et d'autre du Bosphore; Venise de l'entrelacs d'un vitrail; Sydney d'une pivoine largement ouverte, Los Angeles, d'un échiquier sans limites visibles. Nouméa a la forme d'une main: une main gauche, une main de femme, étendue sur le sable et que viennent caresser les vagues du lagon. A son poignet, un bracelet de mangroves. Chaque phalange est un quartier, chaque avenue une artère". Avec son talent d'écrivain, François Garde, qui connaît bien Nouméa (voir ci-dessous), transporte en quelques pages les passagers d'Air France vers une destination sensorielle.

Une agréable ballade dans la beauté nouméenne illustrée par les photos de Young-ha Kim. Mais François Garde a su  toutefois éviter le piège de la flatterie touristique idéalisée en dressant quelques constats réalistes qui semblent refléter avec justesse ce que les Nouméens peuvent ressentir  "il ne reste plus beaucoup de ces petites maisons coloniales,en bois, au toit de  de tôle à quatre pans. Les dernières demi-lunes, ces hangars métalliques arrondis préfabriqués, rapidement édifiés par les Américains entre 1941 et 1945 ont disparu dans les années 1990. Le béton des années 1970 nargue celui des années 2000, qui lui aussi vieilira mal. L'architecture de la ville raconte les époques de prospérité et tait celle du marasme..."
 
François Garde, qui s'est frotté à la complexité politique de la Nouvelle-Calédonie, conclut avec un brin d'humour cet article: " il y a des débats importants sur l'avenir de la Nouvelle-Calédonie. Les questions qui m'importent ce soir restent irrésolues: avec quelques amis, dans quel bar, au bord de quelle baie vais-je aller boire un verre avant de dîner?"
 
En couverture du numéro du mois d'août du Magazine Air France, Nouméa et bien sûr par extension la Nouvelle-Calédonie toute entière ont donc droit à bien plus qu'une publicité. Cette opération de communication a d'ailleurs été co-organisée par Nouvelle-Calédonie Tourisme.
Air France-KLM dispose d'une flotte de 593 avions qui desservent 230 destinations dans 113 pays et chaque mois en moyenne 6 millions de passagers ont accès à la revue de la compagnie aérienne française...
 
 

Le parcours de l'auteur de l'article sur Nouméa

François Garde est né en 1959 au Cannet et a grandi à Aix-en-Provence. A sa sortie de l’ENA (promotion Louise- Michel,1984), il est d’abord sous-préfet puis magistrat administratif. 
Il a consacré une partie de sa carrière à l’outremer, sous-préfet du Marin (Martinique, 1987–1989) puis secrétaire général adjoint de la Nouvelle Calédonie (1991– 1993), ensuite conseiller pour les affaires juridiques auprès du Secrétaire d’Etat à l’outre-mer (1998–1999), administrateur supérieur des T.A.A.F. (2000–2005) et enfin secrétaire général du gouvernement de Nouvelle-Calédonie (2009– 2010).
Il est actuellement Président au tribunal administratif de Dijon.
Outre de nombreux articles consacrés au droit de l’outre-mer, il a publié Les Institutions de la Nouvelle-Calédonie (L’Harmattan, 2000) et Paul-Emile Victor et la France de l’Antarctique (Audibert, 2005).
 
Romancier, il a reçu en 2012 le Prix Goncourt du premier roman avec "Ce qu’il advint du sauvage blanc " où il raconte la véritable vie de Narcisse Pelletier, un jeune mousse vendéen abandonné par un navire sur la côte australienne. Son deuxième roman " Pour trois couronnes" est paru en 2013 aux Editions Gallimard et a reçu un accueil très favorable des critiques. (Voir cet article de L'Express).