Affaire Jean-Yves Ollivaud au tribunal administratif: "un traitement inexplicablement clément"

dossier ollivaud OPT
© NC 1ère | Jean-Yves Ollivaud

90 millions de francs cfp d’indemnités, c’est la somme que réclame Jean-Yves Ollivaud en plus de l’annulation de son licenciement. Mais le rapporteur public du tribunal administratif a requis le rejet de la requête de l'ancien directeur général de l'OPT en Nouvelle-Calédonie.

Par Catherine Léhé (A.P) Publié le , mis à jour le

La pilule ne passe visiblement pas pour Jean-Yves Ollivaud. L’ancien directeur général de l’office des postes en Nouvelle-Calédonie a choisi de contester sa révocation et son licenciement pour faute lourde prononcés l’an dernier. Et surtout de réclamer 90 millions de francs cfp d’indemnités de licenciement. Car son contrat prévoyait en cas de licenciement, le versement de trois ans de salaire complétés de trois mois par année d’ancienneté.

Mais le rapporteur public du tribunal administratif qui a requis le rejet des recours de l’intéressé a souligné "le traitement inexplicablement clément" de Jean-Yves Ollivaud. Suspendu de ses fonctions depuis 2009, il a continué à percevoir son salaire jusqu’à la révocation de ses fonctions en mars 2013.Celle-ci est  intervenue quatre mois après que la cour d’appel de Paris ait confirmé sa condamnation à cinq millions de francs pour faux et détournement de fonds publics. Pour le magistrat, il y a eu  "pour le moins deux poids deux mesures dans le traitement des chefs de service en Nouvelle-Calédonie."
Faisant référence à l’affaire Boiteux sans la nommer directement qui je cite pour  "un simple désaccord verbal et sur le fond d’un dossier avec  un membre du gouvernement, cet autre chef de service a été suspendue, révoquée et traînée en conseil de discipline, sanctionnée lourdement et a fait l’objet d’une campagne de presse." Cette différence de traitement est "une situation inédite et choquante."

Le rapporteur public estime que le gouvernement aurait pu mettre fin aux fonctions du directeur de l’OPT dans un délai raisonnable après la mise en examen de celui-ci.
 

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