Assises: le procès d'un meurtre sur la base vie de l'Usine du Nord en 2011

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© NC 1ère

Dernière affaire de la session d’assises avec une nouvelle fois un crime de sang, la jeune Laura Kiki est accusée de meurtre, de tentative de meurtre et de violences avec arme. C’était le 11 décembre 2011 à Vavouto sur la base vie de l'Usine du Nord.

Par Caroline Moureaux Publié le , mis à jour le

C’est sur la base vie de l’Usine du Nord que le drame s’est joué cette nuit de décembre. Un drame sur fond d’alcool et de cannabis, tous les protagonistes de l’affaire en avaient consommé...

L’accusée, qui travaillait au réfectoire de la base vie, était connue pour son penchant pour l’alcool, la drogue et pour multiplier les aventures sentimentales.Ses accès de violence également étaient connus de tous et ce samedi là n’échappe pas à la règle.

Laura Kiki se rend en fin d’après-midi à Koné pour y acheter de la nourriture et de l’alcool et elle commence à boire, du whisky et de la bière...
Enchaînement tristement classique des disputes, de la violence avec plusieurs employés, et notamment Dominique Newaou.

Plusieurs fois dans la soirée, elle est raccompagnée à son bungalow par des agents de sécurité, mais les bagarres et les insultes se poursuivent.
Les gendarmes de Voh sont finalement appelés vers une heure du matin. Sur place, ils trouvent Laura Kiki dans le mobile home de Warren Pouytiela, son petit ami du moment, où elle vient récupérer ses affaires. Dominique Newaou est lui aussi sur place, et selon les dires de la jeune femme, il la provoque à nouveau.

Ivre d’alcool et de colère, Laura Kiki aperçoit alors un couteau, s’en saisit, et frappe Dominique Newaou à la poitrine.
Warren Pouytiela tente alors de la raisonner et de lui prendre le couteau, mais elle le frappe à son tour, provoquant un saignement important.
Laura Kiki menace ensuite de son arme les gendarmes qui devront faire usage d’un taser pour la maitriser.
Warren Pouytiela décède peu avant 3 heures à l’infirmerie.
Dominique Newaou, lui, est évasané sur le CHT Gaston Bourret avec une incapacité de travail de 21 jours.

Les jurés devront aussi prendre en compte la personnalité de l’accusée.
Une personnalité décrite par l’expert comme hautement pathologique et complexe, avec des éléments psychotiques, anxio-dépressifs, ou encore un penchant excessif pour l’alcool et le cannabis. Autant d’éléments qui expliquent en partie le passage à l’acte.

Selon l’expert, Laura Kiki reste pénalement responsable de ses actes mais devra être prise en charge au niveau psychiatrique.
La cour d’assises a 2 jours pour en décider.
Elle risque 30 ans de prison.

Par delà le drame, cette affaire pose également le problème de la présence d’alcool à Vavouto. De l’alcool a priori interdit mais qui dans les faits coule à flots sur la base vie.