Représentativité patronale: la guerre des chiffres chez les chefs d'entreprises

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Poindimié accueille depuis deux jours les partenaires sociaux pour une session du dialogue social consacré à l’emploi. Mais la question de la représentativité patronale est venue perturber les débats, au point que la CGPME boycotte le rendez-vous.

Par Angélique Souche Publié le , mis à jour le

Medef versus CGPME


Une bataille au long court qui n’a finalement d’autre objet que le poids de chacune des organisations patronales. Car contrairement, à leurs homologues salariés, les représentants des chefs d’entreprises n’ont pas de système électoral clair et objectif qui tranchent sans discussion cette question de la représentativité.
La réglementation détermine trois critères : l’expérience, l’activité et l’effectif.
Et c’est là que le bas blesse : la seule définition de l’effectif qui existe émane de la cour d’appel de Paris. Celle-ci prend en compte le nombre d’adhérents, ce qui placerait les trois porte-voix des patrons calédoniens – MEDEF, CGPME et UPA -  à égalité, ou presque… Alors que si l’on considère le nombre de salariés adossés à chaque entreprise adhérente, le Medef arrive largement en tête, mais là encore les chiffres sont loin de faire consensus.


L'objet de toutes les convoitises: le conseil d'administration de la CAFAT


Selon son rapport d’activité de 2012, le Medef représente 28 000 salariés, mais l’organisation a avancé le chiffre étonnant de 43 000 salariés à la convention collective du Travail de juin dernier, pour 13 000 salariés à la CGPME. Et ce sont ces derniers chiffres que le gouvernement entend prendre en compte pour répartir les 7 sièges patronaux au conseil d’administration de la CAFAT (la caisse de compensation des prestations familiales, des accidents du travail et de prévoyance est un organisme privé en Nouvelle-Calédonie).

La CAFAT, objet de toutes les convoitises dont le renouvellement doit être décidé mardi prochain par l’exécutif de Nouvelle-Calédonie.

Et d’après nos informations, Sylvie Robineau, membre du gouvernement, aurait déjà arbitré en faveur du Medef, qui passerait de 3 à 4 sièges au détriment de la CGPME qui perdrait un siège pour n’avoir plus que deux représentants, l'’UPA conservant son unique siège.