Transfert de compétences : le bilan

Le rapport sur le transfert de l’enseignement secondaire, réalisé 6 mois après sa mise en oeuvre par le gouvernement, a été rendu public cette semaine. Quelques avancées sont constatées mais il reste des questions en suspens.

Karine BOPP DUPONT Publié le , mis à jour le

Depuis 2004, le transfert de l’enseignement est la pierre angulaire des accords de Matignon. Plusieurs soubresauts politiques ont mis en balance ce dossier sensible, voté par le congrès à l’unanimité, suite à l’acceptation du Parlement européen d’en assurer le financement. Sont concernés quelque 44000 élèves, 4800 personnels enseignant, et 180 structures, pour près de 51 milliards de budget. les diplômes, la formation des enseignants et la définition du programme restent de la compétence de l’Etat.

Le rapport d’étape de Jean-Claude Briault au gouvernement se veut utile pour l’administration. Parmi les avancées consatatées : le respect de la mise à disposition globale et gratuite du personnel enseignant par l’Etat, le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans le programme d’histoire-géographie et dans les épreuves du baccalauréat. Par ailleurs, 17 priorités sont listées dont la lutte contre le décrochage scolaire avec la suppression des allocations familiales après 4 demi-journées d’absence injustifiées.

Certaines questions n’ont pas encore été abordées tels que les moyens mis en oeuvre pour le contrat d’association avec les écoles privées. Quant au "grand débat sur l’école", il n’en est pas fait mention non plus. Pourtant, l’adaptation des programmes reviendrait à la Nouvelle-Calédonie tout comme la répartition des moyens humains et le pilotage global de la structure enseignante.

Ci-dessous, le reportage de Nathalie Daly suivi de l’interview de Jean-Claude Briault par Alexandre Rozga-Lebrun :