18 mois de prison pour l’agresseur de Carsud

Tribunal Justice
© NCla1ere/Martine Nollet

18 mois de prison dont six avec sursis. Condamnation prononcée par le tribunal à l’encontre de l’auteur de l’agression avec arme à feu de la conductrice de Carsud. Les faits se sont déroulés vendredi dernier, à Dumbéa. La victime, toujours en état de choc, était présente. 

Clarisse Watue (CM) Publié le , mis à jour le

C’est en pleurs et toute tremblante que la victime a assisté à l’audience, ce mardi matin entourée de sa famille et notamment de son mari. Cette mère de famille, exerce en tant que chauffeur au sein de Carsud depuis 2008. 
Tout bascule pour elle, ce soir du 26 juillet 2019, quand cet homme monte dans le bus. Il lui profère des menaces, un fusil de chasse à la main. Puis il descend, et tire deux coups en l’air. La victime, courageuse, continue sa course et va déposer ses derniers passagers. Tétanisée, elle sera conduite plus tard au Médipôle. 
 

Pourquoi ce geste ?

L’auteur de l’agression, rapidement interpellé, est jugé pour violences volontaires. Il en voulait à Carsud pour les retards récurrents sur la ligne B2. Il s’agit d’un homme de 34 ans, sans aucun antécédent judiciaire. Le tribunal s’est donc interrogé sur son agissement et se plonge dans le passé du prévenu. Des parents séparés à l’âge de 9 ans, un père violent… L’avocat de la partie civile intervient : « Est-ce que tout ça peut justifier cette agression ? Cette dame pensait qu’elle allait mourir, ça suffit de bousiller la vie des gens ». 
 

Le tribunal a suivi le réquisitoire du procureur

Le procureur ne comprend pas non plus les actes de cet homme, éducateur depuis onze ans dans une association. « Je ne vais pas le désocialiser, je ne pas vais le condamner » a-t-il ajouté avant de requérir 18 mois de prison dont six avec sursis mise à l’épreuve. Assortis d’une obligation de soins, avec interdiction de détenir une arme pendant 10 ans. Interdiction également de prendre les bus du réseau Carsud. 
Réquisitoire suivi par le tribunal.