Nouvelle-Calédonie : quelques incidents en marge du référendum

Incidents référendum
© DR | Plusieurs voitures ont été brûlées en marge de la clôture du référendum et des "faits de caillassages" ont été relevés, selon le Haut-Commissariat.

En marge de la clôture du référendum en ​​​​Nouvelle-Calédonie, le Haut-Commissariat a fait état de plusieurs incidents : voitures brûlées, "faits de caillassages", incendies et même interpellations.

La 1ère avec AFP et NC la 1ère Publié le

[Situation actualisée à 16h, heure de Paris]

La nuit a été marquée par plusieurs incidents, notamment à Nouméa.

Cela a commencé par l'incendie de plusieurs voitures et deux "faits de caillassages", signalés dimanche soir, en marge de la clôture du référendum sur l'indépendance par le Haut-commissariat.

Les sept voitures ont été brûlées dans le quartier populaire de Montravel, au nord de Nouméa, selon la même source. 

Le Haut-Commissariat a fait état également de "deux faits de caillassage", dont un subi par la police municipale de Nouméa après l’arrestation d’une personne qui brûlait un drapeau français. A signaler également des feux de poubelle, par exemple à Rivière-Salée, où un caillassage a également été rapporté. A Païta, les pompiers se sont également déplacés sur un feu de véhicule, un tractopelle incendié à la sortie du village, dans le quartier d’Ondémia.

RP1 coupée au Mont-Dore

Un peu plus tôt dans la nuit, mais au Mont-Dore cette fois, la route provinciale seule à desservir la partie Sud de la ville et Yaté a été fermée à la circulation. La gendarmerie a invoqué des raisons de sécurité, notamment des groupes de jeunes qui arrêtaient les voitures à hauteur dans la traversée de Saint-Louis. Environ 15 000 Mondoriens et habitants de Yaté vivent au-delà de Saint-Michel.

Deux interpellations

A Nouméa, une maison coloniale en bois, ancien magasin "Animal passion", près de la place des cocotiers, a lui aussi été ciblé par des incendiaires. Les pompiers ont mobilisé de nombreux moyens pour éteindre le feu.

De source policière, deux personnes ont été interpellées et deux autres se sont enfuies

Cellule de crise

Peu avant minuit, Thierry Lataste a évoqué d'autres problèmes rencontrés. Il l'a fait depuis la cellule de crise du haut-commissariat. Depuis samedi soir et pour deux nuits, un dispositif de sécurité exceptionnel est en effet mis en place en zone police: une centaine de policiers sur le terrain, y compris, une brigade canine, le tout renforcé par quinze gendarmes.