Revoici Jean-Gabriel, le Martiniquais de Créteil qui nous a tant rire en 2009, et qui repart aux sports d’hiver.... On prend les mêmes ou presque... Bernadette Lafont, la voisine de chalet, est décédée depuis, un bel hommage lui est d’ailleurs rendu... Mais son mari incarné par Michel Jonasz est bien là, et la petite famille, avec les mêmes comédiens, petits et grands, s’est élargie : le beau-père (Roland Giraud) est du voyage, et un troisième enfant est né dans l’intervalle : les deux autres sont devenus des ados accrocs à leur smartphone... L’idée, c’est de rassembler tout ce petit monde pour Noël et de se reconnecter les uns aux autres… Pas de concours de chanson comme dans le premier épisode, cette fois la famille Elisabeth participe à une sorte d’Intervilles des neiges, animé par l’ex patineur Philippe Candeloro lui-même…

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Un concours un peu poussif, d’ailleurs dans l’ensemble, la patte du réalisateur est un peu lourde, on a connu Lucien Jean-Baptiste plus subtil.  Le scénario est sans grande surprise, Edouard Montoute, délirant, est en roue libre et tombe un peu à plat, et les bons sentiments bien facilement. Reste le poto mitan de cette petite famille, la mère de cinéma de Lucien Jean-Baptiste : Firmine Richard. Son personnage quitte la Martinique pour s’inviter à Noël chez son fils. Sa puissance comique démultipliée semble se bonifier avec l’âge.

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En plus de ses réparties assassines, Bonne-Maman ne cesse de courir après son petit cochon, baptisé Jean-Marie (personne n’est parfait) et qu’elle verrait bien finir en repas de Noël typiquement antillais. En gagnant une deuxième étoile, cette saga familiale a perdu la fraîcheur de son premier opus, un comble pour pour une comédie sous la neige…

La Deuxième étoile (France) de Lucien Jean-Baptiste. Avec lui-même, Anne Consigny, Firmine Richard. Sortie : mercredi 13 décembre 2017.