Natation : Mehdy Metella, le nouveau chef de file de la nation française

Metella
© Pascal Guyot/ AFP | Mehdy Metella célèbre sa victoire sur 100 m papillon aux championnats de France à Montpellier en novembre 2018

A 26 ans, Mehdy Metella vient de marquer les esprits. Aux championnats de France de natation en avril dernier, le Guyanais a réalisé la meilleure performance mondiale de l’année sur 100 m papillon. Un chrono qui permet au nageur de se rassurer après un passage à vide cet hiver.
 

Sabrina Soualmia
Publié le , mis à jour le

Les poings levés, le regard figé sur le chrono, Mehdy Metella n’en revient toujours pas. Il vient de frapper un gros coup aux championnats de France de natation. C’était à Rennes en avril dernier. L’Antillais réalise la meilleure performance mondiale de l’année. Sous la barre des 51 secondes pour la première fois de sa carrière, il bat même son propre record de France du 100 m papillon. “Ça m’a fait beaucoup de bien. Ça m’a permis de vider ma tête. Le bilan de ces championnats de France est très positif pour la suite. Ça me permet vraiment de me projeter sur ma préparation pour les JO“.

Mais avant les jeux de Tokyo en 2020, il y aura les mondiaux en Corée du Sud cet été où Mehdy Mettela nourrit tous les espoirs du clan français.
L’équipe de France est en reconquête, à la recherche d'un nouveau chef de file que pourrait incarner Mehdy Metella après le départ de nombreux cadres chez les Bleus et en l’absence de Florent Manaudou.
 

Un nouveau cap pour Mehdy Metella 

A 26 ans, Mehdy Metella souhaite franchir un nouveau cap après une carrière freinée par de nombreux pépins physiques ces dernières années et surtout un passage à vide cet hiver. Le Guyanais a même pensé un moment abandonner la natation. “ Je ne mangeais plus. Je ne dormais plus. Je me cachais pour ne pas pleurer devant mes coéquipiers. J’avais même arrêté d’aller à l’entraînement pendant deux semaines", avoue-t-il.

Il faudra alors une discussion franche avec son staff. "C'était urgent parce qu'on avait atteint une vraie cassure. On avait un athlète esseulé qui ne comprenait plus pourquoi on ne communiquait plus, pourquoi on n'arrivait plus à échanger. Pour la première fois, on était tous assez fâchés, lui comme moi et le staff. On a réussi à dire les choses. On a mis les choses à plat", concède son entraîneur, Julien Jacquier. Une mise au point salutaire. En Juillet prochain, à Gwangju, en Corée du Sud, Mehdy Metella , tentera de démontrer qu’il a de quoi incarner la relève de cette équipe de France.