Un bilan plutôt mitigé. C’est le constat fait par les membres du Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef). Le syndicat est désormais connu au niveau du département, mais les problèmes des exploitants agricoles restent les mêmes. « Les agriculteurs ont toujours des difficultés avec les fonds européens, nous explique Ali Ambodi, président du Modef. On y travaille. Le problème fondamental qui existe c’est le montage des dossiers, l’ingénierie en quelque sorte. Les gens qui écrivent les dossiers manquent à Mayotte. »

Il faut donc mettre les bouchées doubles pour que les exploitants agricoles bénéficient de toutes les aides existantes. Parmi les pistes étudiées, l’amélioration du fonctionnement de la chambre d’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture de Mayotte. « L’avenir n’est autre chose que l’élection de la chambre (d’agriculture de la pêche et de l’aquaculture, ndlr), la Capam, explique le président du syndicat. Nous avons aujourd’hui présenté  un vrai projet pour la chambre, qui traite à la fois des dossiers des installations, le dossier de la modernisation et avoir des gens dynamiques au sein de la chambre pour que demain les agriculteurs se sentent chez eux dans la chambre de l’agriculture ».

Le Mouvement de défense des exploitants familiaux est prêt à faire le maximum pour être à la tête de la Capam lors des prochaines élections. Elles sont prévues pour le 19 janvier prochain.

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