Revue de presse régionale du 25 avril

Revue de presse régionale

A Moroni, le journal « Al Watwan » a interviewé le porte-parole de la présidence comorienne au sujet du différend avec Paris à propos de Mayotte.

Bruno Minas Publié le , mis à jour le

COMORES - MAYOTTE

A Moroni, le journal « Al Watwan » a interviewé le porte-parole de la présidence comorienne au sujet du différend avec Paris à propos de Mayotte.

Mohamed Issimaila, porte-parole de la présidence, fait partie de la délégation comorienne qui s’est rendue à Paris pour le premier round de discussions - qui n’a pas abouti - au sujet des reconduites à la frontière. Le porte-parole explique dans cette interview pourquoi le ministre comorien exige que les volontaires au retour soient soutenus financièrement. Il dit : « s’il y a des personnes, qui veulent quitter l’île à cause des multiples problèmes qu’il y a, elles ne peuvent pas partir comme si elles n’y avaient rien construit. Ces gens y ont passé une partie importante de leur vie, aussi, ils ne peuvent pas partir sans rien. Cela ne s’est jamais fait nulle part ». Le porte-parole de la présidence dit aussi il n’y a aucune contradiction à ses yeux entre cette demande et l’affirmation de la  souveraineté des Comores sur l’île de Mayotte.

LA REUNION

L’île de la Réunion a été victime d’une violente tempête qui est repartie aussi vite qu’elle était arrivée.

Ce n’était pas un cyclone mais ça en avait tout l’air. La tempête tropicale Fakir est arrivée quasiment sans prévenir mardi et a causé de gros dégâts faisant deux victimes. Un jeune couple qui logeait dans un chalet dans les hauteurs de l’Etang – Salé au sud ouest de l’île. Le chalet a été envahi par une coulée de boue, les deux occupants sont morts.
Il y a eu des trombes d’eau sur toute l’île, des maisons inondées. Dans le petit port de Ste Rose, une quarantaine de bateaux de pêche et de plaisance ont coulé.
Plusieurs élus demandent que l’état de catastrophe naturelle soit déclaré par le préfet afin de débloquer rapidement des indemnisations.

MADAGASCAR

Madagascar est toujours dans la tourmente politique. A Antananarivo, la place du 13 mai a encore été envahie par la foule hier.

Et cela devrait se poursuivre aujourd’hui encore. La place du 13 mai en plein centre de la capitale  est l’épicentre de toutes les révolutions malgaches. C’est là que naissent et meurent les régimes depuis l’indépendance. La violente répression d’une manifestation samedi dernier a réveillé la colère de l’opposition et a même provoqué une union inattendue entre deux adversaires d’hier : les deux anciens présidents Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Le premier avait été renversé par le second en 2009, mais tous deux unissent leurs forces contre le président actuel Hery Rajaonarimampianina.  Ce matin ils vont déposer une demande de destitution du président de la République à la Haute Cour constitutionnelle. Selon eux, le chef de l’Etat aurait violé la Constitution lorsqu’il a ordonné aux militaires de tirer à balles réelles sur la foule samedi dernier.
Des syndicats de toutes obédiences ont annoncé leur ralliement contre le pouvoir. Le préfet de la capitale a dit qu’il n’y aurait plus de répression, sauf en cas de pillage ; il sort de son rôle en appelant à une solution politique. Les officiers de l’armée, dans une déclaration en demi-teinte,  appellent au respect de la vie humaine et de la constitution. La maire d’Antananarivo, elle,  appelle les leaders religieux à se positionner.

MAURICE

Les mauriciens souffrent de plus en plus des embouteillages, surtout sur l’axe entre les villes de Curepipe et Port-Louis.

Entre Curepipe, la grande ville au centre de l’Ile,  et Port-Louis la capitale, plus au nord, il n’y a que 23 kilomètres. En ce moment aux heures de pointe il faut deux heures pour les parcourir déplore le journal « L’express ». Il y a de nombreuses déviations à cause des travaux, notamment ceux du projet de métro aérien. Prendre les transports en commun n’arrange rien, les autobus sont englués dans les embouteillages comme tous les autres usagers de la route. Le gens sont de plus en plus stressés et agressifs affirme un responsable du syndicat des transports ; certaines personnes ont peur de perdre leur emploi à cause des retards quotidiens.

SEYCHELLES

La police seychelloise a arrêté trois étrangers pour trafic de drogue depuis le début du mois d’avril.

Un malgache a été intercepté à son arrivée à l’aéroport avec un kilo d’héroïne, d’une valeur de 240 000 euros. Il y a quelques jours une mozambicaine a été arrêtée en possession d’une quantité encore plus grande, 3 kilo d’héroïne dans ses bagages. Et un peu plus tôt en avril, une ressortissante kenyane a été aussi arrêtée avec 210 grammes de cocaïne.

TANZANIE

En Tanzanie, l’inspecteur général de la police demande des effectifs supplémentaires. Le président de la république accepte, mais pose des conditions.

En Tanzanie le nombre de policiers par rapport à la population est faible : Un policier pour 1 200 habitants, rapporte le journal « Daily News » ; (A titre de comparaison, la moyenne nationale en France est de un policier pour 300 habitants). La demande de recrutement de personnels supplémentaires a été acceptée par le Président de la République à condition que les nouveaux policiers servent uniquement à la lutte contre la criminalité. « Je ne veux plus voir des hommes en tenue occupés à brûler des cultures de cannabis ; des villageois peuvent le faire » a dit le président John Magufuli. Le président insiste sur la qualité du recrutement. Il y a eu tellement de licenciements dans la police que les effectifs ont baissé ces dernières années. Des agents ont été mis à la porte, soit pour corruption, soit parce qu’ils avaient présenté de faux diplômes.