MADAGASCAR

A Madagascar, l’armée tape du poing sur la table en demandant aux politiciens de se mettre d’accord.

Dans une déclaration lue par le ministre malgache de la Défense, et signée par les chefs de l'armée, de la police et de la gendarmerie, les responsables des forces de l'ordre demandent à l'opposition et au gouvernement de trouver une solution pour mettre un terme aux contestations. Depuis deux semaines, les députés de l'opposition et leurs partisans occupent chaque jour la place du 13-Mai, dans le centre de la capitale. Ils dénoncent l'adoption des nouvelles lois électorales qu'ils jugent favorables au régime et exigent la démission du chef de l'Etat .  « Nous lançons un appel à tous les citoyens malgaches à ne plus se laisser manipuler par les politiciens. Ça suffit le sang versé et les pertes en vies humaines ».

MADAGASCAR

Et les yeux se tournent vers la Haute Cour Constitutionnelle malgache qui doit prendre deux décisions très attendues.

La première concerne les lois électorales récemment votées par le parlement. Des lois considérées comme restrictives par l’opposition, elles empêchent de fait  la candidature de l’ancien président Marc Ravalomanana. L’opposition espère que la Haute Cour les rejettera, d’autant qu’elles ont été votées selon elle « au forceps », sans véritable débat.
L’autre plainte concerne le président de la République dont l’opposition demande la destitution. Le président Hery Rajaonarimampianina est accusé d’avoir fait un usage excessif de la force contre une manifestation le 21 avril dernier. Des manifestants ont été tués ou blessés à balles réelles. Le président conteste avoir donné cet ordre.
Selon le journal « Madagascar-Tribune »,  la Haute Cour pourrait se prononcer d’ici à la fin de la semaine.

COMORES

Aux Comores, la Commission Nationale Electorale Indépendante reprend du service.

Ahmed Mohamed Djaza, président de la CENI,  a tenu une conférence de presse pour rappeler son rôle permanent d’organisatrice d’élection, la Ceni est “aguerrie par la riche expérience acquise de l’organisation de cinq élections pendant quatre années d’exercice » dit-il, cité par le journal « Al-Watwan ».
La question n’est pas très explicite : “Approuvez-vous le projet portant révision de la constitution du 23 décembre 2001, révisé en 2009 et en 2013 ?”, mais chacun a compris qu’il s’agit de mettre fin à la présidence tournante entre les îles et de permettre au président Azali de briguer un autre mandat, qu’il pourra encore renouveler une fois.  La réponse à cette question amènera les Comoriens aux urnes le 30 juillet prochain.  

MAURICE

Deux coups de filet anti-drogue à l’île Maurice : L’un à l’aéroport, et l’autre en ville.

A l’aéroport de Plaisance, l’air de parfaits touristes fortunés, un homme de 56 ans et une femme de 49 ans sont arrivés en première classe sur un vol provenance de Johannesbourg. Dans leurs bagages ils transportaient de l’héroïne pour une valeur d’un million d’euros. Ils sont passés directement de la première classe à la cellule de garde à vue.
L’autre saisie est plus modeste a eu lieu à Curepipe. Les policiers ont tendu un piège à 3 dealers en se faisant passer pour des clients. Trois jeunes qui vendaient de la « chimique », la drogue de syntèse qui fait des ravages à Mayotte, à la Réunion, et maintenant aussi àMaurice.

LA REUNION

A la Réunion, une filière de production de cannabis a été démantelée. La drogue était exportée sur le marché mauricien.

Police et gendarmerie avaient mené une grande opération anti-drogue lundi dernier, arrêtant sept trafiquants. Le procureur de la République a donné les détails de l’enquête : Les trafiquants exportaient le cannabis – que l’on appelle bangué à Mayotte ou zamal à la Réunion – via le petit port de pêche de Ste Rose au sud-Est de l’île. La qualité du cannabis réunionnais est très demandée  à Maurice où il se vend 15 000 euros le kilo.

LA REUNION

L’Etat de calamité agricole a été décrété à la Réunion, trois mois après le passage du cyclone Berguitta.

Cela concerne 15 communes où les agriculteurs pourront prétendre à des indemnisations. Berguitta était passé près de la Réunion à la mi-janvier. Entre temps une autre violente tempête, Fakir, a causé des dégâts importants il y a deux semaines. Les élus ont demandé la déclaration d’état de catastrophe naturelle.