DJIBOUTI
Une fois n’est pas coutume, nous ouvrons les pages d’un journal un peu plus éloigné de notre région habituelle. Il s’agit du quotidien « La Nation » de Djibouti.


C’est tout simplement parce que Djibouti accueillera à partir de ce vendredi les 11èmes jeux des jeunes de l’Océan Indien. Dans les jours qui viennent nous nous intéresserons à ce qui se passe sur les stades et les gymnases de ce petit pays de la Corne de l’Afrique où règnent parfois des températures extravagantes… Mais aujourd’hui ça va, on annonce 32 degrés avec de la pluie, c’est plutôt frais.
Donc, « la Nation » nous annonce l’ouverture des jeux des jeunes ce vendredi.
Le journal nous précise que : « Privilégiant la promotion de l’amitié et de la fraternité entre jeunes de la région de l’Océan Indien, l’organisation des Jeux prévoit l’utilisation d’un hymne des jeux et non des hymnes nationaux ».
Et d’un…
« Par ailleurs, les jeunes sont hébergés selon un principe de répartition par discipline et non par délégation .Ceci permet un véritable brassage des jeunes pour leur permettre de mieux se connaître, s’estimer et progresser ensemble ».
« Cette année, les pays participants sont  au nombre de 7. Citons, outre Djibouti qui est le pays hôte de l’événement, Madagascar, La Réunion, les Seychelles,  Maurice, les Comores et Mayotte ».

COMORES
La présidence comorienne veut mettre fin à la polémique avec le journal national « Al Watwan ».

Dans un communiqué le porte-parole de la présidence dément la rumeur selon laquelle le président Azali aurait interdit la parution du journal lundi dernier. Il dit d’ailleurs la vérité puisque c’est la direction et la rédaction du journal qui ont décidé de ne pas faire paraître le quotidien en raison de menaces proférées par le ministre de l’intérieur au nom du Président de la République. Le ministre avait dit aux journalistes que le président ne tolèrerait aucune critique sur sa décision de supprimer la Cour Constitutionnelle.
Le communiqué du porte-parole présente également des excuses sur ces propos attribués au président.
Le journal « Al Watwan » paraît donc normalement, et publie des critiques et notamment celles de l’opposition qui parle de « Coup d’Etat » à propos de cette décision présidentielle de supprimer la Cour Constitutionnelle. Dans le même journal le ministre de l’intérieur dit que cette décision est parfaitement conforme au droit.

MADAGASCAR
La journée de samedi s’annonce chaude à Antananarivo à cause d’une manifestation prévue par l’opposition.


« La journée du samedi 21 avril est une journée à haut risque » écrit « Midi-Madagascar ». Selon le journal, la Préfecture de Police de la capitale tend vers l’interdiction d’une manifestation organisée par les députés Tim et Mapar,  deux partis d’opposition qui soutiennent respectivement  les deux anciens présidents et candidats Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina. Le rassemblement, s’il peut avoir lieu, se fera devant l’hôtel de ville. Les députés des deux partis veulent protester contre l’adoption forcée – selon eux – des lois électorales.

MAURICE
A l’île Maurice, une polémique est née à propos du port du tika. Ce point coloré porté sur le front par les femmes, et parfois aussi les hommes, d’origine indienne.


Pour la première fois, une entreprise a interdit à ses employés de porter le « tika ». C’est une marque d’identité, parfois religieuse, très répandue chez les hindous. Généralement, les femmes mariées portent le point rouge et une marque de la même couleur à la racine des cheveux. Elles ne portent que le point d’une autre couleur lorsqu’elles sont célibataires, et plus rien du tout lorsqu’elles sont veuves.
A Maurice, pour une raison inexpliquée, l’hôtel « Résidence » un nouvel établissement situé à Belle Mare sur la côte Est de l’île, a interdit à ses employés de porter le « tika ». Cela a déclenché une manifestation sur la plage devant l’hôtel. Les manifestants ont demandé le respect des valeurs traditionnelles. Le ministère du travail s’en est ému, demandant à la justice de trancher. Le parquet pourrait poursuivre la direction de  l’hôtel pour discrimination.