Attention c’est l’Etat d’alerte générale à propos de la viande et du poulet brésiliens. Vous me direz, pourquoi parler du Brésil dans une revue de presse de l’Océan Indien ?  Le Brésil c’est loin, mais ce qu’il faut savoir c’est que ce pays est le premier exportateur mondial de viande de bœuf et de poulet. Du poulet brésilien, sans le savoir, vous en avez mangé très souvent. Regardez d’où viennent les cartons de mabawa.
Au Brésil il y a en ce moment un scandale de la viande avariée, un scandale national qui touche une vingtaine d’entreprises qui grâce à des procédés chimiques ont mis sur le marché de la viande pourrie. C’est aussi une grosse affaire de corruption des services vétérinaires dont certains fonctionnaires ont fermé les yeux et donné des autorisations d’exportation.
Depuis quelques jours l’Union Européenne a interdit l’importation de produits carnés venant du Brésil. Avant les européens l’Egypte et la Chine avaient déjà bloqué les importations brésiliennes. L’Inde a suivi, comme la Corée, La Côte d’Ivoire, et l’Afrique du Sud.
Les pays de l’Océan Indien commencent à s’y mettre. On en parle aujourd’hui dans la presse des Seychelles. L’Agence Seychelles News Agency nous dit que les autorités de l’archipel se mettent en contact avec d’autres pays pour suivre la situation.
Même chose du côté du Mozambique où le journal « Noticias » entre dans les détails de cette mise sur le marché de viande avariée. « On y ajoute de l’acide ascorbique et du nitrate de sodium » explique le quotidien mozambicain, « et cela donne l’aspect d’un produit sain ».
A l’ile Maurice, selon le quotidien « Le Mauricien »,  « la plateforme défense des consommateurs s’insurge du silence du ministère de la santé » et demande aux mauriciens de faire attention à tout, « même aux boites de corned beef ».
Il n’y a rien dans la presse malgache, ni dans celle des Comores à ce sujet. Le poulet brésilien étant présent partout , qu’en est-il chez nous à Mayotte ? On n’a pas vu passer de directive ces derniers jours. Comme nous sommes territoire européen, en principe les règles s’appliquent et nous sommes protégés… Mieux vaut regarder les étiquettes malgré tout.


COMORES - MADAGASCAR

Al-watwan Moroni
 
La galère des étudiants comoriens à Madagascar : Un visa onéreux et un labyrinthe juridico-administratif
 
En 2016, nous payions 350 euros le visa, cette année nous  payons 450» explique Idrisse Halifa, étudiant de 5ème année en Anesthésie-réanimation, « il se demande quand se tiendra la commission mixte, censée se pencher sur ces tracasseries d’ordre administratif auxquelles ils font régulièrement face ».
Outre la cherté du visa, les étudiants comoriens se plaignent des délais anormalement longs pour établir et renouveler le visa «Il faut d’abord passer par le chef du quartier pour un certificat de résidence, ensuite trouver un contrat de bail, puis une attestation d’hébergement. Pour signer cette attestation, le bailleur exige le paiement de 20 euros ; vous devez ensuite aller la légaliser, se faire établir un casier judiciaire, se faire enregistrer en tant qu’étranger à la police, remplir un dossier de demande de visa. A chacune de ces étapes, vous devez toujours payer»,
Pour ceux qui poursuivent leurs études en province, c’est encore pire. Ils doivent passer pratiquement un mois à Tana pour obtenir le visa. Un mois pendant lequel ils sèchent les cours. «
si la police vous attrape alors que vous n’avez pas de visa, vous payez sur le champ un pot de vin, avant d’être conduit au commissariat de police, et là on vous laisse téléphoner pour demander de l’aide. Soit vous payez le visa, soit vous payez le billet d’avion pour rentrer aux Comores.  Les étudiants comoriens demandent à leur gouvernement de trouver des solutions


MADAGASCAR

A Madagascar, nous parlions hier des célébrations du 70ème anniversaire de l’insurrection malgache de 1947 contre le pouvoir colonial français de l’époque.
A  l’occasion de ces commémorations, le président malgache  Hery Rajaonarimampianina a promis d’augmenter à 300.000 Ar par trimestre, le pécule des combattants nationalistes, qui ne sont plus que 1452 dans toute l’île. 300 000 Ariary, cela fait 85 euros.

 MADAGASCAR
Du nouveau dans les liaisons aériennes, la presse malgache relate l’arrivée du premier vol d’Ethiopian Airlines à Antananarivo. La compagnie éthiopienne assurera 3 vols par semaine entre Tana et Addis Abeba et de là vers le reste du monde puisqu’Ethiopian couvre l’Europe, l’Asie et les Etats-Unis.


MADAGASCAR - MAURICE

L’express de Madagascar nous relate aussi une affaire de prostitution à l’Ile Maurice dans laquelle 16 jeunes femmes malgaches ont été arrêtées par la Police. Les policiers mauriciens ont opéré un coup de filet à la sortie d’une boite de nuit de Grand Baie, la grande station balnéaire du  nord de Maurice.
Ce sont les sommes d’argent que possédaient les jeunes femmes qui ont intrigué les policiers. L’une d’elle avait déclaré posséder 350€ à son arrivée à Maurice, or à peine un mois plus tard - au moment de son interpellation – elle portait sur elle des sommes qui témoignent d’une grande diversité de clientèle : 1 960 euros, 60 dollars, 2 500 roupies, ça ce n’est pas grand-chose,  et surtout 100 000 Yuans (la monnaie chinoise) équivalant à plus de 13 400 euros !
Les 16 jeunes filles ont été placées en rétention et seront expulsées vers Madagascar, et malheureusement pour elles – nous dit l’express-«  les fonds ont été saisis »


REUNION MAURICE

Le chanteur Patrick Bruel séjourne dans l’Océan Indien. Il est aujourd’hui interviewé dans la presse mauricienne et dans la presse réunionnaise. Il se dit heureux de retrouver les publics de Maurice et de la Réunion où il ne s’est plus produit  depuis 15 ans. Il donnera un concert ce vendredi à la Réunion et dimanche à Maurice. Evidemment, nos confrères de la Réunion lui ont posé la question politique – Patrick Bruel qui a toujours dit avoir le cœur à gauche – mais là rien du tout :
« les artistes ont leur opinion , ils l’expriment en temps voulu »dit-il… sans plus de précision