Les raisons de la réorganisation des services au conseil départemental contestée depuis le début

Askandari
© Tusevo

Dès le départ, un bras de fer a été engagé entre le conseil départemental et les syndicats à propos de la réorganisation des servies. Là où le nouvel exécutif parlait de recherche d'efficacité et de compétences, les syndicalistes voyaient des manoeuvres de mise à l'écart de certains "indésirables"

Chamsudine Ali
Publié le , mis à jour le

20/10/2016
"Conseil départemental, une réorganisation contestée" :
https://la1ere.francetvinfo.fr/mayotte/conseil-departemental-reorganisat...

La dernière réorganisation des services au Conseil Départemental n’a pas fini de faire parler. Des syndicalistes parlent de mises au placard et d’affectations sanctions. Un séminaire a été organisé mercredi dernier pour faire le point sur la situation et développer une stratégie d’action.

Askandari ALAOUI CFE-CGC dénonce des irrégularités après la nouvelle réorganisation des services au conseil départemental.

07/03/2016 à 22:57, mis à jour le 08/03/2016
"Réorganisation en profondeur de l’administration du Conseil départemental de Mayotte"

https://la1ere.francetvinfo.fr/mayotte/reorganisation-en-profondeur-de-l...

Soibahadine Ibrahim Ramadani : « Il s’agit de la compétence économique et des compétences sociales. C’est la raison pour laquelle, sur les cinq directeurs généraux adjoints (DGA) que nous avons retenus par fusion et par regroupement, on a 2 pôles économiques, 2 pôles sociaux en plus d’un pôle transversal à savoir, les ressources et moyens.
Nous avons réduit le nombre des directeurs parce que c’est une cause de redondances. Un seul exemple : la direction de la culture et du patrimoine. On avait la direction territoriale des affaires culturelles, on avait la direction des langues  régionales et on avait la direction de l’ingénierie et de la logistique culturelle. Tout ça pour gérer la culture et  à peu de choses près, pour faire la même chose… et donc il est apparu nécessaire de fusionner  ces 3 directions en une direction unique  qui est la direction de la culture, du patrimoine et de l’office culturel.
De ce point de vue, il y aura un pilotage beaucoup plus efficace. L’action, la mission de cette direction sera clairement perçue, non seulement par les agents mais aussi par le grand public. On fait, par ailleurs, une économie d’échelle. On gagnera en efficacité notamment s’agissant de la traduction dans ce secteur des décisions prises en assemblée plénière ou en commission permanente et au-delà de tout cela dans le cadre du plan de mandature. »

Un plan de mandature qui constitue la feuille de route
« On mutualise les moyens, on a un pilotage beaucoup plus « facile » à conduire parce qu’on voit bien et on est éclairé par un plan de mandature qui indique le cap et qui constitue la feuille de route.
Au bout du compte, ce que nous recherchons, c’est non pas l’économie financière mais beaucoup plus l’efficacité dans le fonctionnement des services.
Dans le cadre de ce plan de mandature, l’organigramme n’est qu’un des dispositifs. Nous avons le plan de redressement financier, le plan de formation interne de nos agents, le programme pluriannuel d’investissements et, enfin, l’organigramme. »