151 accidents corporels et 3 personnes tuées sur les routes de Mayotte depuis le début de l’année. Et la plupart du temps, le conducteur à l’origine de l’accident prend la fuite avant l’arrivée des secours. Un acte sévèrement puni par la loi rappelle Mikidadi Assani président de l'association des usagers de la Route (ADUR) : « Il faut savoir que quand on décide de partir, ce qui constitue un délit de fuite, on risque jusqu’à 75 000 euros d’amende et 3 ans d’emprisonnement. Selon la gravité on risque de perdre 6 points sur son permis. Il faut savoir aussi que même si la personne décide de partir puis de se rendre au commissariat pour signaler le sinistre, c’est aussi considéré comme étant un délit de fuite. La meilleure conduite à tenir quand on a provoqué un accident, c’est donc de s’arrêter et sécuriser les lieux, avertir les secours et les attendre sur place. »

La fuite n’est en aucun cas une solution, poursuit le président de l’ADUR : « Un accident c’est quelque chose qui peut arriver sur la route, donc il ne faut pas partir. Il faut rester sur place est signaler. Quand on commet un accident, il faut d’abord protéger la personne, la victime, et alerter. »

En cas de décès, le conducteur en fuite peut être condamné  pour non-assistance à personne en danger, une peine pouvant aller jusqu'à 5 ans de prison et 75 000€ d'amende. L’année dernière, 8 personnes ont trouvé la mort sur les routes mahoraises.

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