Des personnes ont déjà été agressées par des voleurs qu’elles ont surprises entrain de voler. Tous les produits de saison font l’objet de razzias. Bananes, maniocs et en ce moment les mangues. Les fruits sont cueillis alors qu’ils ne sont encore mûrs, revendus et finissent sur les étales des marchés.

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Ali Chamsudine

Souvent les pillards agissent en bande en pleine journée, ce qui en dit long sur leur détermination. D’autres sévissent le soir.
Des victimes du sud ont mené des enquêtes et des marchandes receleuses ont été repérées dans un marché villageois très fréquenté. 
Le phénomène est tel que des petits cultivateurs se disent découragés et affirment vouloir abandonner leur activité.
La plupart de ces hommes et femmes ne sont pas des agriculteurs professionnels, mais cette activité dans les champs est une source de produits frais non négligeable. Aussi, aller au champ en famille les week-ends et les jours fériés fait partie de la coutume mahoraise.
Le phénomène n’est pas nouveau, mais il a désormais atteint un stade « industriel ».
Il sera difficile de venir à bout de ces pillards puisqu’ils sont en concurrence avec la délinquance et la violence urbaine qui capte toute l’attention des autorités.