Ce n’est pas la première fois que de tels phénomènes sont observés à Mayotte. Il y a deux ans, au collège de Tsimkoura, dans la commune de Chirongui au sud de l’île, des jeunes filles présentaient de tels comportements. Une grande prière avait été organisée avec les parents d’élèves et sous la bénédiction des autorités qui avaient du s’y plier. Il semblerait que depuis le calme et la sérénité sont revenus dans l’établissement.
Pour Mouhtar Salim, conférencier, écrivain et spécialiste de la société mahoraise, il important de prendre en considération ces manifestations. Elles font partie intégrante des croyances et à la culture de cette île, même si elles sont condamnées par la religion musulmane qui rejette toute pratique animiste.
Une grande partie de la société mahoraise croit en l’existence et la manifestation des esprits des ancêtres à travers les vivants. Un héritage de leurs origines afro malgaches encore vif sur le département, même s’il est dénoncé de plus en plus.