A titre indicatif, les entreprises du BTP produisent plus de 800 000 tonnes de déchets par an qui se retrouvent la plupart du temps, dans des dépôts sauvages. Des solutions s’imposent donc, pour les réduire, et ainsi, préserver l’environnement. Parmi les pistes étudiées, la mise en place d’une clause environnementale pour les donneurs d’ordre. Les commandes publiques devront désormais privilégier les entreprises qui utilisent des matériaux recyclés dans leurs constructions. « Les donneurs d’ordre et les maîtres d’œuvres, quand on rédige un cahier de charge, c’est d’inclure ces clauses-là, c'est-à-dire, privilégier les entreprises qui vont utiliser les matériaux recyclés plutôt que celles qui ne vont utiliser les matériaux qui ne sont pas recyclés », a expliqué Ahmed Combo chef du service énergie, équipements ruraux et déchets au conseil départemental de Mayotte.

D’autres pistes de réflexion sont avancées comme par exemple, réserver un emplacement spécifique où les entreprises du BTP pourront  déposer leurs déchets. La valorisation des déchets du BTP et aussi mise en avant, avec comme objectif de valoriser 70% des déchets du secteur d’ici 2020, selon Ahmed Combo. « Par exemple pour réaliser un chantier, il y a des matériaux, par exemple la terre, on peut récupérer cette terre-là pour faire ce qu’on appelle du chaulage, explique-t-il. Et après on peut l’utiliser sur les routes par exemple. Au lieu de faire de l’enrobé. On peut utiliser le matériau issu du chaulage pour par exemple refaire nos routes comme nos routes communales par exemple. »

Les acteurs du BTP vont encore se rencontrer en décembre prochain pour peaufiner ces pistes de travail avancées lors de ce deuxième atelier. Le résultat final sera transcrit dans le plan régional de prévention et de gestion des déchets du département.