Chimik, la descente aux enfers

Mardi 13 octobre à 20h15

Chimik, la descente aux enfers

Chimik, la descente aux enfers

Chimik, la descente aux enfers

Chimik ou la mangrove est une drogue de synthèse qui a vu le jour sur notre île en 2011 et fait des ravages à Mayotte. Un documentaire inédit à suivre sur Mayotte la 1ère, mardi 13 octobre 2020 à 20H15.

MS Publié le , mis à jour le

 

Depuis les évènements de 2011 et la grève contre la vie chère, Mayotte connaît une situation exceptionnelle dans l’explosion de la violence et des rapports sociaux.

Le nombre de mineurs passés devant le juge pour enfants en 2015 était supérieur de 31 % à 2014 et de 55 % à 2013.
Joël Garrigue, Procureur de la République rappelait les chiffres «catastrophiques » selon lui des derniers états-majors de la sécurité à Mayotte.
Chimik, la descente aux enfers
© Clap Productions

En 2015, le nombre d'agressions physiques a augmenté de 50 % par rapport à 2014 et un tiers des faits de la délinquance totale sont imputables à des mineurs, un chiffre bien au-delà de la moyenne nationale (moins de 20 %).
L’accroissement de la violence et de la délinquance s’explique en partie par l’arrivée d’une drogue de synthèse appelée “la chimik” ou encore “la mangrove”.

Cette drogue a vu le jour sur notre île en 2011. Ce produit se présente sous forme de poudre blanche, dont les composants ne sont pas répertoriés dans la liste des produits stupéfiants. Les forces de l’ordre sont donc impuissantes à interdire ces produits ce qui en fait un danger encore plus grand. La poudre, achetée sur internet et envoyé sur l’ile, est diluée, souvent dans de l’alcool, avant d’être mélangée à du tabac. Le tout est séché et fumé.
Chimik, la descente aux enfers
© Clap Productions


Cette drogue rend ses consommateurs dépendants très rapidement.
 

19 % des patients allaient consulter pour la "chimik", juste après l’alcool et le tabac. Les patients sont presque exclusivement des hommes, plutôt jeunes, entre 12 et 30 ans.

Docteur Youssouf médecin au service addictologie du CHM en 2015,


Durant les 52 minutes de ce documentaire, de nombreuses questions seront posées, soulevant autant de problématiques souvent « endémiques » à l’île de Mayotte.