Takamaka

du lundi au vendredi de 10h00 à 11h00 par Isabelle Fargier

Takamaka

Fundi Sidi Bleu, jeune maître du shengué

Fundi Sidi Bleu

C'est avec une voix plein de spiritualité que le jeune Fundi de Shengué nous parle de son art dans Takamaka. 

Natacha Sélemani Publié le , mis à jour le

A 26 ans, il est Fundi (professeur) de shengué, un chant réligieux, art qui lui a été transmis très jeune. Elévé par ses grands parents qui habitaient à proximité de leur grand cousin, le grand et seul Fundi de Shengué dans le village Chiconi, Fundi Madhoul. 

Sidi Djouma Saïndou, connu sous le nom de Fundi Sidi Bleu explique la naissance de sa passion par son environnement familial :

je suis né dans une famille très "shengué" . Je suivais ma gand-mère à toutes les manifestations ou aux cérémonies de shengué.

 

Il a beaucoup côtoyé Fundi Madhual, n'a raté aucune des répétitions de Shengué.  

Je dansais le Moulidi depuis l'âge de 5 ans avec ma fraterie. Ma famille m'a transmis la force du Shengué avec l'histoire de Mayotte, celle des chatouilleuses.

 



Dès 17 ans je me suis engagé dans cet art qui exprime l'âme et le coeur de Mayotte.

Un jour, je revenais de l'école, j'ai demandé à mon Fundi d'apprendre les instruments de percussions qui accompagnent le Shengué. Il m'a proposé de m'enseigner le chant, pour perpétuer la transmission du shengué. A condition que personne ne soit au courant et de ne pas participer au Shengué durant mon apprentissage. 


Cette étape de transmission a duré environ 6 mois et un vendredi, il me propose de participer à un Shengué.

Je me suis lancé et c'est parti comme ça, comme par magie.