Le Comité Mayotte Département demande au président Hollande un effort particulier pour Mayotte

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MOHAMED Nassufdine, Président de COMADEP

 A l' approche du voyage du président F.Hollande à Mayotte , le Comité Mayotte Département (COMADEP) lui demande un effort particulier pour Mayotte: le plus pauvre des départements français.
Entretien avec Mohamed Nassufdine, président de COMADEP

Emmanuel Tusevo
Publié le , mis à jour le


A l' approche du voyage du président François Hollande dans l'océan indien , à Mayotte , aux Comores et à la Réunion , le Comité Mayotte Département ( COMADEP) demande au chef de l' Etat un effort particulier pour Mayotte, le plus pauvre des départements français.

Entretien avec MOHAMED Nassufdine, Président du COMADEP (Comité Mayotte Département) et de l'AFAPOM (Association des fonctionnaires Mahorais en Métropole), ancien Président de la Maison de Mayotte à Paris. 

Question : Voulez-vous vous présenter ?

MN : Eh bien, je m'appelle Nassuf, je suis militant associatif et j'habite dans la région parisienne.
 
Question : Vous étiez un grand sportif, l'une des grandes stars du football mahorais des années 1980 – 1990, un grand footballeur de l'AS Sada. Plus de 20 ans après, vous êtes toujours dans le milieu associatif? Maintenant, vous êtes un responsable associatif mahorais de Métropole qui œuvre énormément pour aider ses compatriotes et surtout pour défendre les intérêts du 101ème département. Où puisez-vous cette force ?

MN : Oui, je continue à militer dans nos associations. C'est une volonté, je dirai un devoir. Pour le sport, malheureusement, je vis aujourd'hui sans activité sportive. En ce qui concerne le monde associatif, c'est tout à fait normal d'avoir des associations mahoraises ici pour défendre nos intérêts mais également pour promouvoir Mayotte, car vous savez, tout Mahorais à l'extérieur de son île devient de facto un ambassadeur de cette île; il doit œuvrer pour promouvoir et faire connaître notre magnifique île. J'invite également tous ceux qui ont à séjourné à Mayotte, de ne pas oublier cette magnifique île et de faire sa promotion. C'est dans le milieu associatif que nous arrivons à passer plus de messages.

 Question : Comment trouvez - vous les associations mahoraises de métropole ?

MN : Je dois dire que je suis satisfait, car elles sont majoritairement structurées.Elles fonctionnent avec des responsables sérieux, unissent de nombreux compatriotes en premier et font également venir d'autres personnes qui ne sont pas originaires de Mayotte. Par ailleurs, les associations mahoraises s'ouvrent au reste du monde. Par exemple, nous avons des associations mahoraises dans certains coins de l'hexagone où il existe un mélange d'hommes et des femmes des horizons différents. C'est extraordinaire. Les Mahorais font partie du CREFOM également. Ça avance et c'est bien comme ça. Nos associations essayent de promouvoir notre île comme elles peuvent. Le défaut, si on peut appeler ça un défaut, c'est qu'elles restent majoritairement des associations culturelles. Bref, nous pouvons les améliorer mais nous sommes dans la bonne voie et je fais confiance aux nouvelles générations.

 Question : Alors, François HOLLANDE, Président de la République va se rendre en juillet dans l'océan indien, au sommet de la Commission Océan Indien à Moroni pour rencontrer ses homologues. Il passera également à la Réunion et à Mayotte. Qu'attendez-vous de cette visite ?

 M.N : Beaucoup de choses. Une visite du Président de la République à la Réunion comme à Mayotte est tout à fait naturelle, car, il se rend dans des territoires français, les départements français d'outre mer de l’océan indien. Je crois même qu'il s'agit d'une promesse faite par le candidat HOLLANDE. Les Mahorais vont bien l'accueillir comme ils savent le faire et je les invite à aller massivement accueillir notre Président. Le Président est chez lui et il sait déjà ce que les Français de cette zone ont besoin. Il n'a pas besoin de faire un déplacement pour connaître les besoins des Mahorais.  Le Président HOLLANDE à Mayotte, c'est aussi une fierté pour les Mahorais.
Pour moi personnellement, il s'agit de mon Président. Vous savez que je suis socialiste, et je fais partie des premiers soutiens du candidat HOLLANDE, même si aujourd'hui, il connaît des difficultés d'impopularité d'après les sondages, je dis toujours, laissons lui le temps de travailler et on fera le bilan à la fin de son mandat. N'oubliez pas que c'est seulement le 2ème président de gauche de la 5ème République, c'est à dire depuis 1958 (Les Présidents Mitterand et Hollande). Il sait que les Français ont mis d'immenses espoirs dans son élection. Certains ont l'impression de ne pas trouver ce qu'ils attendaient de lui, or, il reste encore 3 ans.

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© Victorin Lurel(PS) | François Hollande en campagne électorale à Mayotte en 2012


En ce qui me concerne, et en tant que Mahorais, je souhaite que Monsieur le Président fasse un effort pour Mayotte, car il sait que Mayotte est le plus pauvre des départements, où les besoins sont colossaux. En dehors d'un manque énorme d'infrastructures, routes, stades sportifs, piste longue... et j'en passe, ou encore l'assainissement de Mayotte, car nous risquons une catastrophe naturelle, c'est à dire une pollution des eaux et un risque de développer des maladies... etc.
 Parmi les priorités pour Mayotte , le 1er point, c'est l'éducation des jeunes Mahorais. Pour ma part, c'est primordial. Or, c'est la jeunesse mahoraise qui souffre le plus, avec ce manque des salles de classe. Vous savez, dans tous les départements français, chaque semaine les élèves ont 4,5 jours de cours. A Mayotte, ils font que 2,5 jours. Déjà nous avons un retard et on continue à prendre du retard. Lors de sa campagne, le candidat HOLLANDE avait dit qu'il remettrait l'éducation et la jeunesse au cœur de son action publique. Je le crois et j'attends sa mise en œuvre à Mayotte.
Le 2ème point, c'est l'insécurité à Mayotte. Il est temps que tout le monde œuvre ensemble pour stopper ce fléau. Et quand je dis tout le monde, je parle des services de l’État, Police, gendarmerie, justice, services sociaux...etc et je n'oublie pas les services territoriaux qui ont aussi un grand rôle à jouer. Oui les maires doivent s'approprier ce sujet et développer les polices municipales dans leurs communes. Ces derniers apporteront à leurs collègues de l’État (police-gendarmerie), la connaissance du terrain et des administrés, une présence permanente et donneront un sentiment de sécurité. Mayotte, le plus pauvre des départements doit par contre retrouver sa tranquillité d’antan, car les habitants souffrent de ces agressions, de ces vols quotidiens... Cela décourage certains de venir investir ou de s'installer dans l'île. Les touristes ont peur. Tout doit être mis en œuvre pour redonner le sentiment de sécurité à la population mahoraise. C'est à l’État de le faire et l'immigration clandestine ne doit pas être l'arbre qui cache la forêt.
  
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© Photo COMADEP | Célébration de la départementalisation de Mayotte


  Question:  Au moment du référendum pour la départementalisation de Mayotte, je vous ai vu sillonner la France avec des amis dont Abdoul Kamardine, Inzoudine, Elhabib Madi, Seffoudine, Said Mohamed, Ilyass, Luderce, Baco, Salami, Rasmya, Djony, Baco, Ali Abdallah, Anrichidine... et j'en oublie à la rencontre de vos compatriotes Mahorais pour les mobiliser à voter OUI. Plus de 3 ans après le statut de DOM, quel bilan tirez-vous de ce changement?

MN : Le bilan est positif pour moi comme pour la majorité des Mahorais. Vous savez, cela a été un combat de très longue date de nos grands parents, de nos parents et de nous même. Ça a été la volonté de tous les Mahorais, jeunes, moins jeunes, hommes et femmes. La preuve, 95% ont voté OUI à la départementalisation. Ensuite, je savais que le statut de DOM ne réglera pas tous les problèmes de Mayotte du jour au lendemain. D'ailleurs si le statut de département réglait tout, il n'y aurait plus aujourd'hui de problèmes en France. Non, pour nous, le statut de DOM n'est qu'un début d'un long processus. Des générations comme nos parents ne verront sans doute pas certains résultats de ce statut. Mais les générations à venir, auront j'espère tout ce qu'il faut pour rivaliser avec les jeunes du monde entier. lEnsuite, n'oubliez pas le cri des Mahorais qui est : «NOUS VOULONS RESTER FRANCAIS POUR ETRE LIBRES». Traduction de tout ça, c'est que nous voulons être libre de notre choix. Notre liberté n'a pas prix. Si les temps sont difficiles à Mayotte en ce moment, d'ailleurs, je vous signale que la crise frappe partout dans le monde, ce n'est pas à cause d'un statut, mais c'est à cause d'un retard de développement que Mayotte a connu depuis 1841. Cependant, nous espérons plus tard un avenir meilleur pour nous et nos enfants. Alors si c'était à refaire aujourd'hui, je voterai à 100% OUI pour la départementalisation. Je suis fier, très fier même, comme tous mes amis d'avoir participé, et d'avoir contribué à l'histoire de mon île avec un grand H.
Pour le reste, quel que soit le statut de l'île, tout est à faire et à refaire. Les besoins sont colossaux. Les Mahorais ont besoin d'un traitement égalitaire en matière de justice, justice sociale, le confort, de sécurité, d'éducation, de formation, de travail. Faire un bilan des 3 ans, non ce n'est pas sérieux. Allez voir les 4 autres DOM, et faites le bilan de 50 ans de ce statut, et vous verrez qu'il reste encore des grands chantiers à faire. Il nous faut juste de la patience. Par contre le jeune Mahorais doit aujourd'hui prendre des risques, il ne faut plus avoir peur, il faut se lancer dans la création des entreprises et ne pas tout attendre du Conseil Général et de la fonction publique en général. Nous avons le statut tant désiré, maintenant il faut s'attaquer au développement de l'île. Et nous devons faire confiance à nos élus tout en les surveillant et il faut oser leur dire quand ça ne va pas.
 
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© Google Maps


  RELATIONS AVEC LES VOISINS COMORIENS !
 
 Question: Et qu'attendez-vous de la visite du Président HOLLANDE aux Comores ?

MN : Alors là, il y a beaucoup de choses à dire. Vous avez vu ou lu les journaux dernièrement ! Vous avez vu que les autorités comoriennes ont enfin décidé de lutter contre l’émigration des citoyens Comoriens à bord des kwassas. Au cas où vous ne le savez pas, il y a une semaine, les autorités comoriennes ont détruit une dizaine de kwassas à Anjouan. Je tiens à féliciter le gouvernement comorien pour cette action, car c'est un message envoyé aux passeurs que je qualifie de mafia. Pour les Mahorais, il était difficile de croire aux autorités comoriennes qui prétendaient l'année dernière avoir arrêté un seul Kwassa alors qu'à Mayotte, les services ont arrêté plus de 400. D'ailleurs, j'avais écrit à l'époque qu'il suffisait d'aller voir l'entreprise qui fabrique ces bateaux à Anjouan, voir son carnet de commande, voir qui achète ces bateaux et ils comprendront. Il paraît que les grands clients de cette société de fabrication de Kwassas sont les mêmes à Anjouan. 
Par ailleurs, il est également incompréhensible et inadmissible d'entendre ou de voir tous les jours des drames sur le bras de mer qui sépare Anjouan de Mayotte. Et ce qui m'est insupportable, c'est d'entendre les Comoriens accuser la France, et particulièrement les Mahorais dans ces drames. Alors que chez nous, cela fait un moment que les autorités luttent contre cette immigration, donc contre ces drames. Mais vous savez, nous ne sommes que des responsables associatifs, nous n'avons aucune décision à prendre. Nous ne pouvons qu'alerter nos autorités. J'espère que les associations comoriennes font la même chose de l'autre côté. Maintenant, il faut une vraie coopération des services de police, de gendarmerie et de la justice entre les 2 pays pour pouvoir stopper ou du moins diminuer l'immigration clandestine. Aujourd'hui, le passage entre Anjouan et Mayotte est devenu international. On y trouve des Africains, des gens du continent asiatique et même des sud-Américains.
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                                                         ( Arrêtons le massacre : www.stop-kwassa.org)  

INTEGRATION A PART ENTIERE DE MAYOTTE DANS LA COI
 
Mais le point le plus attendu dans cette visite présidentielle pour tous les Mahorais, c'est l'intégration à part entière de Mayotte dans la COI, dans les jeux des îles. Si le Président HOLLANDE arrive à intégrer Mayotte, je pense qu'il sera pour les Mahorais «LE GRAND PRESIDENT» de la cause mahoraise. Oui, nous participons déjà dans les jeux des îles mais pour nous, c'est sans âme, car nous ne pouvons pas chanter notre marseillaise. Vous savez pourquoi ? Parce que les Comoriens nous le privent. Alors, il est temps que les Comoriens arrêtent leur double langage. En effet, ils nous appellent nos frères, nos cousins, nos voisins Mahorais... etc, mais derrière ils font tout pour freiner le jeune Mahorais qui veut avancer. Refuser la marseillaise à un jeune sportif qui vient de gagner une compétition au motif que Mayotte est Comorienne, c'est une stupidité incompréhensible. Mayotte fait partie de l'archipel des Comores mais Mayotte est française. C'est une discussion interminable et il est temps que tout le monde, les Comoriens et les Mahorais travaillent ensembles pour le développement de la région au lieu que certains responsables se cachent derrière un statut lorsque des problèmes apparaissent chez eux, ou au moment des élections et ne trouvent pas des solutions. La France et l'Europe contribuent financièrement à la COI, je suppose au prorata des participants si ce n'est plus, alors comment voulez-vous que des Français comprennent être interdit de leur hymne? Il est temps que la France, donc Mayotte occupe sa vraie place dans cette région de canal de Mozambique et dans la Commission Océan Indien. 
 
carte mayotte

 DOUBLE LANGAGE DES COMORIENS 
 
J'espère que vous avez lu l'interview de Monsieur Hamada Madi BOLERO, paru dans le journal FMM du 13 juin. Mais comment dans la même interview tenir un tel discours contradictoire? Je n'arrive pas à comprendre le discours de ce monsieur qui tient le même discours que les autres dirigeants comoriens. Il déclare que chaque pays a une voix. Très bien, et alors laissez les Mahorais siéger, Mayotte et la Réunion sauront parler d'une même voix. Et pour les jeux des îles, si Monsieur BOLERO respectait sa parole, pourquoi les Comoriens interdisent-ils notre hymne national et notre drapeau à notre égard (la marseillaise et le bleu blanc rouge)? Comme les Réunionnais, les Mahorais ont le même hymne, la marseillaise et le même drapeau, le bleu – blanc - rouge. Les Comoriens doivent arrêter leur double langage à l'endroit des Mahorais et leur menace éternelle à la France. Je dis bien : cessez votre double langage.
Justement, ce sont les Comoriens qui nous obligent à avoir 2 voix pour un pays. Quand les athlètes mahorais débarquent, c'est avec un passeport français, alors pourquoi quand un athlète mahorais gagne, il faut un autre hymne et un drapeau différent?
Les autorités comoriennes doivent se ressaisir et comprendre que dans un monde qui bouge constamment, une décision de 1974, n'est peut-être plus valable en 2014. Nous avons la chance de vivre dans cet océan, à la fois loin de tout et en même temps près de nos voisins. Nous n'avons pas besoin de créer des problèmes qui n'ont pas lieu d'être. Je dis à Monsieur BOLERO, «CHICHE, tous les Français = UNE voix = UN hymne = UN drapeau». On parle des JEUX DES ILES et non des JEUX DES ETATS, et s'il faut changer la charte de la COI pour permettre l'intégration de Mayotte, alors faisons-le.
 
Enfin, j'aimerais bien voir un jour un jeune Réunionnais d'origine comorienne dans la sélection gagner une compétition pendant les jeux et voir les Comoriens s'opposer à la marseillaise sous prétexte que le gagnant est d'origine comorienne. NON, mes chers amis Comoriens, dépassez tout cela et comme Monsieur BOLERO l'a dit, il faut chercher ensemble les moyens pour développer nos îles, notre région au lieu de créer des problèmes qui n'ont pas lieu d'être.
 
Quant aux résolutions de l'ONU brandies depuis des lustres par les Comoriens, il faut leur rappeler que le monde a changé et continue à changer. Et la charte de l'ONU, dans son article 2, donne raison aux Mahorais de choisir leur statut. Et je rigole quand je vois Monsieur Boléro dire qu'il y a une commission qui travaille pour décider, qui va accompagner le Président de la République Française dans son voyage aux Comores. C'est à Monsieur HOLLANDE de décider qui va l'accompagner à moins que certains Français soient interdit de territoire aux Comores. 
 
Alors, j'attends de Monsieur le Président HOLLANDE, d'user de son pouvoir pour intégrer Mayotte dans la COI. Ensuite de convaincre les Comoriens pour travailler avec les autorités françaises et pouvoir assurer la sécurité dans cette zone. Mais il faut que le Président HOLLANDE soit ferme comme ses prédécesseurs envers ceux qui tiennent toujours un double langage.
 
   Question : Et en quelques mots, que dites-vous de la candidature d'un Mahorais à la présidence de l'Union des Comores?

MN : Je pense que vous faites référence à notre ami HAKIM. Que voulez-vous que je vous dise. Ce n'est pas à moi de décider qui doit être le Président de l'Union des Comores. C'est aux Comoriens d'élire leur Président. Et s'ils trouvent que HAKIM est un bon candidat, qu'ils l'élisent. Le candidat HAKIM profite des contradictions de nos amis. En France, même si, il est un journaliste de la chaîne publique, rien ne l'interdit de se porter candidat dans un autre pays. Ce n'est pas comme en Allemagne où il risquait de perdre la nationalité. Quant à HAKIM, Président de l'Union des Comores, j'aimerais bien, car les Mahorais l'enverront à l'ONU mettre un terme à cette mascarade de Mayotte Comorienne.
Tenez, un conseil, 1er mesure que Hakim doit prendre, c'est d'enlever le panneau de la place des ministères  où c'est marqué «Mayotte est comorienne et le restera à jamais». (un grand fou de rire de Nassuf). Je rigole. Si Hakim est candidat, il sait ce qu'il va proposer aux Comoriens.
 

Question : Vous lui donnez déjà des conseils, vous voulez être son Conseiller?

MN : Ah non non non, ce ne sont pas des conseils ; vous avez posé une bonne question, je vous réponds. Vous savez, les Mahorais regardent ce qui se passe chez nos voisins, c'est normal, car quand il y a des problèmes, tout le monde se réfugie à Mayotte. J'espère que le Président HAKIM si les Comoriens l'élisent, saura faire pour permettre aux populations de l'archipel des Comores de vivre en harmonie et dans le respect. Je le souhaite pour le bien être des peuples.
 
Question :  Et s'il est élu et vous invite à son investiture ?

MN : Non, il invitera ses proches. Pas moi. Je ne sais pas. Mais si je suis invité et si j'ai le temps, peut-être j'irai aux côtés de notre Ambassadeur, le représentant de l’État Français et des Français dans ce pays, car la France a toujours un Ambassadeur aux Comores. De toute façon, j'irai visiter les Comores prochainement avec ou sans l'élection de Hakim, c'est un beau pays que je vous conseille, avec des gens merveilleux et accueillants, vous le savez, j'espère !  Vous savez, je n'ai rien à dire dans la vie politique locale comorienne, je ne suis qu'un observateur comme des milliards de personnes dans ce monde. La proximité de Mayotte avec l'Union des Comores m'amène à regarder plus ce qui se passe chez eux mais sans plus. Nous avons nos problèmes avec nos propres élus français dans cette crise financière mondiale, et au niveau départemental, nos élus locaux mahorais ont également leur inquiétude pour améliorer le quotidien des Mahorais, alors je n'ai pas besoin des problèmes des autres. La seule chose qui m'amène à réagir, c'est quand les intérêts de la France, donc de les intérêts de Mayotte sont mis en cause par des personnes diverses dont les Comoriens.
 

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