Franck Servel, délégué régional Miss France à Mayotte.

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PHOTO : EMMANUEL TUSEVO DIASAMVU : FRANCK SERVEL

Cette année, au niveau de l’élection Miss Mayotte 2017, nous avons mis l’accent sur les réseaux sociaux. Nous publions énormément sur les réseaux sociaux à savoir que le Comité Miss Mayotte est présent sur Facebook, Tweeter, Instagram et nous avons aussi un Snapchat qui sont très suivis. Nous avons quand même 25 000 fans sur la page Facebook, donc on a pris la décision d’utiliser ce système là cette année car on a vraiment une plus grosse visibilité et les jeunes filles peuvent être vues au niveau mondial sur ces réseaux- là.
 
Une Miss ambassadrice et marraine du tri sélectif à Mayotte
Au niveau organisation, la candidate qui gagnera sera ​beaucoup plus suivie cette année parce que nous avons une équipe en place qui s' occupera de la candidate après son élection pour qu' elle puisse être vue beaucoup plus que les autres et on a mis aussi un point sur tout ce qui est tri sélectif, donc notre miss Mayotte sera ambassadrice du tri sélectif à Mayotte, donc vous aurez l' occasion de la voir en tant que Marraine au niveau du tri sélectif à Mayotte.

Ce qui est très important c'est que les gens soient sensibilisés à cet événement, nous les attendons nombreux le 25 août à Pamandzi pour suivre cette élection, elle pourrait être suivie en direct sur Mayotte 1 ère et sur la page facebook de celle -ci.

Sachez que nous recevons cette année 4 Miss France qui viennent nous rendre visite pour célébrer nos 5 ans d’organisation Miss Mayotte.


 Ratua Asgar , 22 ans, 1m70, candidate de Sada

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Emmanuel Tusevo


Pour Miss Mayotte, j’incite toutes les jeunes filles mahoraises à se présenter à l’élection parce que c'est une aventure exceptionnelle. On vit entre filles, c'est vraiment la cohésion entre nous, on s’entraide, on rigole beaucoup, on passe des soirées ensemble. C'est comme si on était toutes des sœurs et la communication passe très bien. Il y a des cadeaux, l' ambiance est bonne. Donc, j’adore.
 
Je retiendrai surtout comment on est entre filles parce qu' il y en a qui disent qu’entre femmes, on ne s’entend pas, bien au contraire, on s’entend très bien et cette expérience nous emmène loin puisque ce n’est pas seulement des jeunes filles qui vivent ensemble mais aussi des futures Miss puisque l’une d' entre nous va être Miss Mayotte, donc  c’est vraiment génial.

 
Je m' appelle Oissila Hamada M'sa, j' ai 23 ans (1m77) et je suis originaire de Choungui dans la commune de Kani Keli.

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Emmanuel Tusevo


Je suis chargée de mission des engins agricoles en urbanisme et je suis également instructrice  de fonds européens agricoles pour le développement rural de Mayotte à la direction de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt, la DAAF

La beauté mahoraise
Moi, ce que je souligne, c'est la beauté mahoraise et c'est très important car on allie aujourd’hui la modernité et la tradition. On a su garder un pied ferme dans notre culture, c'est à dire, on fait la part de choses, on n’oublie pas notre culture, nos traditions, notre histoire mais on met une touche de modernité car Mayotte est française, on est obligé de s’adapter mais on n’oublie pas nos origines et
d' où l’on vient. C'est très important de souligner cela .

Préservation de la nature et de l' environnement
Je mettrai aussi l’accent sur l’environnement car c'est important. Mayotte est une très belle île mais on ne la préserve pas assez. Il y a beaucoup de déchets, de pollution, donc si je suis élue Miss Mayotte, moi je ferai en sorte d’aider les associations à but lucratif et non lucratif pour chercher une solution ensemble, faire de la communication et de la sensibilisation afin que les Mahorais changent leurs habitudes.

 Droit des enfants
Pour moi, ce qui est aussi important, c'est le droit de l’enfant. Les enfants à Mayotte sont un peu délaissés, d'où cette notion d’insécurité alors que la plupart des Mahorais cherchent plus de sécurité .

 
Je m’appelle Hadidja Dahilou,  j’ai 19 ans (1m74), je viens de M'Tsamboro

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Emmanuel Tusevo

 
Moi, si je suis élue Miss Mayotte 2017, mon projet se résumera en 3 mots : l’environnement, l’éducation et la protection des femmes.
En particulier, ce qui me tient le plus à cœur, c’est la protection des femmes parce qu’à Mayotte, ce sont les femmes qui se mettent au- devant de la scène, c'est elles qui osent dire quand il y a quelque chose qui ne va pas dans la société. C'est la femme qui fait que Mayotte soit aussi forte maintenant. Il y a des femmes que j’admire comme les femmes chatouilleuses ou aujourd’hui les femmes leaders.

C'est tout simplement pour voir la femme autrement, pas comme un objet, une femme à marier mais une femme qui fait des études, une femme intelligente et indépendante, parce que la femme d'aujourd’hui n’est pas la femme mahoraise d’avant. En fait, c'est cette femme moderne de Mayotte que je veux montrer et représenter...

Les femmes instruites, clé du développement de Mayotte
Je ne suis pas contre les pratiques traditionnelles de Manzaraka, je ne suis pas gratuitement contre les manzaraka mais les manzaraka, c'est surtout des jeunes femmes qui se marient et ça les empêche en quelque sorte de faire leurs études et l’éducation. L'éducation des filles fait partie de mes priorités parce que l’éducation, c'est la base pour développer Mayotte.
Il faut qu’on mise tous sur l’éducation, sur nos femmes parce que les femmes aussi, c'est l’avenir de Mayotte.

A ceux qui disent que se présenter au concours des Miss, c’est jouer à la femme objet,
je réponds tout simplement qu' il faut être cultivée parce que l' origine des Miss et tout ce qui est Top Models, c'est pour mettre la femme en avant parce que, comme on le sait, avant la femme, elle était cachée, on ne la voyait pas, elle était à la maison, elle s' occupait des enfants, maintenant, la femme est libérée, elle peut se mettre en maillots de bain , il faut la mettre en avant afin qu' elle ait sa place dans la société mais ce n' est pas une question de femme objet et comme je disais tout à l' heure, on n' est pas là pour faire les belles, non, c'est une opportunité aussi pour nous personnellement, on est là pour Mayotte, pour défendre des projets, c'est aussi une opportunité pour nous de rencontrer des professionnelles, en tout cas, c' est une expérience enrichissante  à vivre et qui va nous faire mûrir et ce n' est pas tout le monde qui a cette opportunité là, donc, je ne peux que remercier les gens qui nous ont donné cette opportunité. ( A SUIVRE : 2 ème partie)

PROPOS RECUEILLIS PAR EMMANUEL TUSEVO DIASAMVU