L'actualité régionale à travers la presse

MORONI
MORONI COMORES
Bruno Minas
Publié le , mis à jour le

COMORES
L’heure est à la décrispation entre Moroni et Paris écrit le journal « Al Watwan »


Le quotidien gouvernemental comorien l’affirme sous une photo d’archive d’une poignée de main entre les présidents Azali et Macron.
« Après quelques mois de tensions, on assiste à une normalisation des relations entre les Comores et la France, particulièrement depuis la rencontre du 23 août à Paris, entre les deux ministres des Affaires étrangères ». Concernant les reconduites à la frontière,  le journal souligne que « le gouvernement comorien a accordé une dérogation pour les ressortissants comoriens à Mayotte ayant exprimé leur volonté de rentrer». Et d’ajouter que «cette dérogation reste toujours d’actualité. Les mouvements constatés ces derniers jours correspondent à ce type de passagers».





Côté coopération, on annonce la venue à Moroni de Dominique Voynet

L’ancienne ministre devrait se pencher sur le fonctionnement de l’hôpital de Bambao à Anjouan, cet hôpital moderne mais vide à cause du manque de médecins et de ses tarifs prohibitifs.
« L’autre signe de cette décrispation »,  ajoute encore « Al Watwan », «est l’octroi, cette semaine, de plus d’une centaine de visas aux étudiants comoriens désirant poursuivre leur cursus universitaire en France ».



Toujours aux Comores, on annonce pour la nième fois l’interdiction des voitures avec le volant à droite

Depuis des années, on ne compte plus les décrets interdisant les voitures prévues pour rouler à gauche, avec le volant situé côté droit. Le dernier vient d’être signé par le ministre de l’intérieur, il prévoit cependant un moratoire jusqu’au 30 novembre 2018,  accordé aux transporteurs pour permettre le dédouanement des conteneurs déjà scellés. C’est à Anjouan que l’on trouve le plus de ces voitures d’occasion importées du Japon via Dubaï. Ce sont les moins chères du marché. Elles ont été maintes fois interdites pour des raisons de sécurité, mais cela n’a jamais été appliqué.



MADAGASCAR
La campagne électorale malgache est elle calme ou tendue ? Les avis divergent


Nous citions hier le journal « Midi-Madagascar » qui parlait d’une campagne sur les rails et qui s’annoncerait  sereine. Le journal « l’Express » est d’un avis totalement opposé : « Au fur et à mesure que l’échéance électorale approche, la tension monte à vue d’œil et les propos deviennent de plus en plus violents surtout sur les réseaux sociaux » écrit le journal ; « la campagne se trouve sur une pente glissante » dit « l’express ».  Il est surtout question de la bataille entre les trois candidats les plus en vue : Hery Rajaonarinamampianina – le président sortant, et les deux anciens présidents Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina.  On n’a jamais autant vu d’anciens présidents dans une campagne électorale à Madagascar, puisqu’il faut ajouter Didier Ratsiraka, lui aussi en lice.



MAURICE
Un réseau d’immigration clandestine congolais comparait devant un tribunal mauricien



12 congolais sont accusés d’avoir falsifié des documents pour établir de fausses filiations avec des ressortissantes mauriciennes âgées de plus de 60 ans pour les faire passer pour des mamans d’enfants congolais. Faux certificats de mariages ou de naissance ; tout cela dans le but d’obtenir la nationalité mauricienne, et surtout un passeport mauricien  permettant de voyager beaucoup plus facilement qu’avec un passeport congolais. Un complice mauricien est également poursuivi.




TANZANIE
Le président Magufuli sème la confusion autour du planning familial


Lors d’une tournée en province, le président John Magufuli a critiqué les « familles paresseuses qui se contentent d’avoir un ou deux enfants » ; « ces parents n’ont pas envie de travailler pour nourrir une grande famille » a dit le président. Le ministère de la santé a été obligé de rétropédaler en expliquant que les propos du président ne remettent pas en cause la politique nationale de limitation des naissances.
Le journal « The Citizen » rappelle que ce n’est pas la première fois que le président Tanzanien s’exprime ainsi publiquement contre le planning familial ; en 2016 il avait déclaré que les « femmes peuvent abandonner la contraception parce que l’école est gratuite ».