L'actualité régionale à travers la presse 26 juin

Un baobab
Bruno Minas
Publié le , mis à jour le

COMORES
La justice se montre sévère à l’encontre de Moustoifa Said Cheikh.


Le leader du Front Démocratique, vétéran respecté de l’opposition comorienne,  a été arrêté alors qu’il n’avait pas même eu le temps de commencer à participer à une manifestation le week-end dernier. Inculpé pour « trouble à l’ordre public », Moustoifa Said Cheikh a été présenté au tribunal hier. Le procureur a requis un an de prison avec sursis. Le jugement est attendu pour mercredi. Mais il n’a pas été remis en liberté pour autant. Il reste dans la prison hautement délabrée de Moroni.
Quant à l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi, il attaqué hier en référé la décision du ministre de l’intérieur de le placer en résidence surveillée ; la décision est mise en délibéré jusqu’à jeudi.



COMORES
L’envoyé spécial de l’Union Africaine continue ses consultations.


L’ancien ministre algérien des affaires étrangères Ramtane Lamamra a longuement rencontré tour à tour  le président Azali Assoumani, puis des députés de l’opposition. Il n’a rien dit officiellement. On sait seulement que l’Union Africaine plaiderait pour un report du référendum constitutionnel prévu pour le 30 juillet, le temps de renouer un dialogue. Mais pour l’heure rien de la sorte  n’a été annoncé.



MADAGASCAR
Aujourd’hui 26 juin c’est la fête nationale, la grande île célèbre  58 ans d’indépendance.


D’habitude la fête nationale est un moment de concorde en présence des anciens chefs d’Etat. Mais ce ne sera pas le cas cette fois. « Madagascar Tribune » écrit que des chaises resteront vides aussi bien au stade de Mahamasina à Antananarivo où ont lieu les célébrations, ainsi qu’au palais présidentiel de Iavoloha à l’extérieur de la capitale. Les anciens présidents Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina ont d’autres occupations prévues. Marc Ravalomanana pourrait rejoindre ses partisans qui manifestent toujours sur la place du 13 mai. Andry Rajoelina est en tournée dans le nord du pays.



MOZAMBIQUE
La fête nationale mozambicaine avait lieu hier


Le Mozambique a obtenu l’indépendance en 1975 au terme d’une guerre contre le Portugal; qui s’est poursuivi ensuite par une terrible guerre civile qui a duré jusqu’en 1992. Lors des cérémonies hier à Maputo le président Felipe Nyusi a célébré une paix retrouvée, mais pas tout à fait. Le président mozambicain a évoqué – chose rare – les événements de la province de Cabo Delgado au nord du pays, où un groupe armée islamiste, les « Chababs » sème la terreur dans les villages. Les autorités du Mozambique sont jusqu’à présent restées discrètes, voire muettes sur cette menace terroriste. Le président Nyusi a dit que le gouvernement lutterait sans relâche pour pacifier cette région essentielle au développement du Mozambique. Des réserves de gaz naturel doivent y être exploitées bientôt.



SEYCHELLES
Les Seychelles veulent toujours rester en pointe dans la lutte contre la pollution


Aucun détail n’est oublié pour préserver l’environnement. Le dernier en date est la crème solaire. Les écrans solaires des baigneurs seraient mauvais pour la survie du corail. Une société Seychelloise vient de présenter une nouvelle crème solaire 100 % naturelle. Elle demande aux autorités d’interdire l’importation de crèmes contenant de l’oxybenzone qui provoquerait le blanchiment des coraux.



ZANZIBAR
« Trop de touristes tue le tourisme ». L’île principale de Zanzibar est en danger, victime de son succès


Le journal tanzanien « The Citizen » rappelle la montée récente et spectaculaire du nombre de visiteurs à Zanzibar. L’archipel est passé de 150 000 visiteurs il y a dix ans à 376 000 l’année dernière.
Les hôtels consomment beaucoup d’eau. Un touriste consomme dix à quinze fois plus d’eau qu’un zanzibari moyen. L’eau est une denrée rare.  Le traitement des déchets n’arrive pas à suivre le rythme. Et particulièrement les déchets plastiques. Les hôtels sont encouragés à ne plus fournir à leurs clients des shampoings, gels douches, et autres produits de beautés dans des flacons en plastique. Il commence à y avoir aussi une campagne pour tenter d’abolir les pailles en plastique pour boire. Par exemple, les Seychelles ont totalement interdit l’usage des pailles.