A Mayotte, il n'y a plus grand monde sur les parkings du centre-ville de Mamoudzou. Depuis ce lundi 16 juillet, le stationnement est devenu payant et la facture ne passe pas auprès des automobilistes.

Installés en avril dernier et mis en service il y a deux jours, les horodateurs dernier cri agacent les usagers. "Je ne peux même pas choisir le montant que je veux ! Pour un quart d'heure, j'ai été obligée de payer une heure et demi", explique une jeune femme.

Regardez le reportage de Mayotte La1ère :
Les horodateurs font fuir les automobilistes du centre ville de Mamoudzou
 

"Du racket"

Sur ce parking du chef-lieu, d'autres ne mâchent pas leurs mots :
 

La mairie de Mamoudzou a mis en place un outil pour racketter la population, le coût du stationnement est exorbitant. 25 euros pour 4h30 de stationnement, c'est du racket pour nous qui travaillons à Mamoudzou.


Ces prix élevés sont liés à la loi entrée en vigueur le 1er janvier, qui confie aux collectivités territoriales la gestion de leur stationnement de surface. Elles ont notamment établi un Forfait Post Stationnement (FPS), qui remplace le fameux PV à 17 euros. Les prix ont souvent flambé et la nouvelle "prune" coûte entre vingt et trente euros. Résultat : le tarif de stationnement maximum autorisé s'est aligné sur ce prix et les horodateurs délivrent donc des tickets pouvant aller jusqu'à 25 euros à Mayotte.
 

Des parkings déserts

En colère, les usagers de la route ont décidé de fuir ces emplacements payants mis en service dans les rues les plus encombrées de la ville. Depuis deux jours, il n'a donc jamais été aussi facile de se garer à Mamoudzou.

Jusqu'au 1er août, des agents de surveillance de la voie publique (ASVP), employés de la mairie, sont présents dans les rues pour aider les automobilistes à utiliser ces nouveaux horodateurs. Mais pour ceux qui doivent se débrouiller seul, c'est déjà la galère. "Ce n'est pas simple d'utilisation, il faut connaître sa plaque d'immatriculation, moi je ne la connaissais pas, j'ai dû marcher jusqu'au bout là-bas", explique une automobiliste à Mayotte La1ère.
 

Pourquoi entrer sa plaque d'immatriculation ?

Depuis le 1er janvier, le matériel est modernisé, car le contrôle du paiement du stationnement se fait désormais par LAPI : la lecture automatisée des plaques d’immatriculations. Le boîtier indique aux agents contrôleurs qui passent dans les rues si l’automobiliste a bien payé son stationnement et s’il n’a pas dépassé la durée réglée simplement en lisant la plaque du véhicule. Si ce n'est pas le cas, l’usager recevra une amende à son domicile.