Mayotte : interpellation des trois auteurs présumés de l’homicide d'un métropolitain

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© ORNELLA LAMBERTI/AFP | Gendarmes en faction à Mamoudzou, le 13 avril 2016.

Les trois auteurs présumés de l'agression mortelle d'un métropolitain de 38 ans vendredi soir à Mayotte, tous mineurs, ont été interpellés, a annoncé mercredi le procureur de la République Joël Garrigue. 

La1ere.fr (avec AFP) Publié le , mis à jour le

"Dans l'affaire de vendredi dernier, on cherchait à priori trois auteurs", a rappelé Joël Garrigue, interrogé par la télévision Mayotte 1ère. "On en avait deux âgés de 16 ans qui étaient arrêtés et un troisième plus jeune, âgé de 13 ans. Son père l'a emmené au commissariat ce matin, il est en garde à vue".
        
Il a précisé que l'adolescent serait "probablement demain" jeudi chez le juge d'instruction "pour être mis en examen". "Au vu des témoignages qu'on a jusqu'à présent, on a une idée à peu près de qui a fait quoi, on a une idée de qui a donné le coup de couteau mais sur les trois auteurs, il y a un seul qui a pu être entendu", a précisé le procureur.
        

"Rester prudent"

"On va voir ce que nous dit celui qui est en garde à vue depuis ce matin, on verra également ce que nous dira l'autre pour essayer de déterminer la vérité", a-t-il ajouté, précisant qu'il fallait "rester prudent", "tant qu'on n'a pas toutes les auditions et que tout le monde ne nous a pas donné sa version des faits".
        
Vendredi, aux alentours de 20h00, un homme de 38 ans est décédé de ses blessures suite à une agression à l'arme blanche alors qu'il allait chercher son fils à la sortie d'un cours de judo dans un des quartiers de Mamoudzou (chef-lieu de Mayotte). Un des trois auteurs présumé de l'agression, un jeune de 16 ans déjà connu des services de police, avait été interpellé dans la nuit de samedi à dimanche, avait annoncé dimanche le tribunal de grande instance.
        

Information judiciaire 

Le parquet a ouvert une information judiciaire pour "vol avec violences entraînant la mort". Après cette agression, un appel à une "journée île morte" avait été diffusé sur les réseaux sociaux et plusieurs milliers de personnes ont participé mardi à une marche à Mayotte pour dénoncer la violence et l'insécurité dans l'île.
        
Deux réunions de crise ont eu lieu lundi et mardi sous l'égide de la préfecture, qui a annoncé le renfort de 65 gendarmes mobiles venus de métropole, qui seront sur le département jusqu'à la mi-mai.