Mayotte : 25 migrants d'Afrique centrale sont arrivés depuis mardi, après 18 Sri-lankais lundi

Migrants Afrique centrale Mayotte

25 personnes originaires d'Afrique centrale ont accosté à Mayotte ce mardi. Lundi, 18 Sri-Lankais avaient débarqué sur l'île.

La1ère.fr (avec AFP) Publié le , mis à jour le

Vingt-cinq personnes originaires d'Afrique centrale ont accosté illégalement depuis mardi sur des plages du Sud de Mayotte, a annoncé mercredi le commandant de la gendarmerie de Mayotte à l'AFP, alors que pour la première fois, des Sri-lankais sont également arrivés illégalement lundi.

Ces migrants débarqués sur le 101e département français, soumis à une forte pression migratoire avec 48% d'étrangers au sein de sa population, sont originaires notamment du Rwanda, de la République démocratique du Congo et du Burundi, a précisé le général Philippe Leclercq. Interpellés par les forces de l'ordre, ces Africains ont été emmenés au centre de rétention administrative et pourront formuler une demande d'asile s'ils le souhaitent.


392 demandes d'asile de ressortissants africains en 2019 à Mayotte    

Depuis le début de l'année, Mayotte a enregistré 392 demandes d'asile d'étrangers originaires d'Afrique continentale, a précisé mercredi à l'AFP le sous-préfet en charge de la lutte contre l'immigration clandestine, Julien Kerdoncuf.  "En termes de volume, c'est faible par rapport aux Comoriens qui représentent 98% des étrangers en situation irrégulière" sur le territoire, a-t-il tempéré.

Cependant, la dynamique d'immigration des étrangers d'Afrique continentale vers Mayotte "est très forte" et a "doublé chaque année depuis 2015", selon le sous-préfet. Ainsi, si en 2015, l'île a enregistré 79 demandes d'asile de personnes originaires de ces pays, 511 ont été comptabilisées en 2018. Cependant, "la majorité de ceux qui obtiennent une protection" administrative ne restent pas sur Mayotte mais "partent vers la métropole", à 95%, a complété Julien Kerdoncuf.
    
Les 18 migrants sri-lankais arrivés lundi ont fait l'objet d'un refus d'entrée en France et ont été placés en zone d'attente, a précisé mardi Christophe Castaner.