Mathilde Albon Jacobson (MAJ), la biguine dans la peau [Tranches de vie]

MAJ
© DR | Mathilde Albon Jacobson

"Je représente ma biguine" affirme la Guadeloupéenne Mathilde Albon Jacobson, MAJ de son nom d'artiste. Pour elle, cette musique raconte une histoire, son histoire personnelle et sa culture.

Pierre Cissé
Publié le , mis à jour le

Très jeune Mathilde arrive à la musique par l'écriture. Elle écrit déjà des poèmes lorsqu'elle trouve sa voie dans la chanson. L'aura de son père musicien y est pour beaucoup, elle a 13 ans. Elle choisit la biguine, c'est sa culture. Aujourd'hui MAJ a "envie d'apporter sa contribution à cette musique". Cela commence par une réappropriation de son folklore. Sinon d'autres risquent de le faire dans des buts différents.
Elle pense que la biguine doit être modernisée, adaptée au monde actuel pour évoluer. MAJ donne beaucoup de concerts : "le salaire des artistes, ce sont les applaudissements", dit-elle. Elle recherche surtout la complicité avec le public, cet échange qui la nourrit. Elle ne néglige pas pour autant l'héritage qu'elle entend léguer aux plus jeunes pour la survie de la biguine.