La série "Joséphine ange gardien" suscite la polémique dans un épisode relatif à l’esclavage

joséphine ange gardien en guadeloupe
© Capture d'écran Twitter @MimieMathyOff

Sur Twitter, le 7 août 2019, Mimi Mathy révélait que sa mission l’emmenait cette fois "dans la Guadeloupe des années 1830". Un journaliste d’Allo-Ciné a commenté qu’elle y "venait en aide à des esclaves en quête de liberté", des termes qui ont fait réagir sur les réseaux sociaux.

Julie Straboni & Guy Etienne Publié le

Lundi 26 août 2019, la première chaîne privée de France (TF1) doit diffuser deux nouveaux épisodes de la série Joséphine Ange gardien, avec comme thème cette fois, la Guadeloupe des années 1800, en pleine période esclavagiste.

A la suite d’un twit de l’actrice principale, Mimi Mathy, déflorant le thème, un journaliste de l’émission Allo-Ciné a ajouté dans un commentaire que la comédienne "venait en aide à des esclaves en quête de liberté". C'est ce propos qui a suscité des réactions sur les réseaux sociaux.

Depuis 1997 Joséphine a sauvé dans sa fiction, moult personnes en détresse. C’est dans l’ADN de cette héroïne aux pouvoirs magiques incarné par Mimi Mathy.

Il y a des éléments rassurants dans cette fiction 
(Louis-Georges Tin, président d’honneur du CRAN).


Mais pour certains, remonter le temps jusqu’à la société esclavagiste antillaise du 19e siècle avec un téléfilm baptisé "Enfin libres !", c’est nier le marronnage et le combat pour la liberté des Africains asservis.

A TF1, ce que l’on qualifie de "programme familial et bienveillant", a été projeté en présence du Martiniquais Louis-George Tin. Le président d’honneur du CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires de France) avait préalablement réagit dans un hebdomadaire, et après visionnage, il dit que ses craintes ont été en partie dissipées.

Louis-Georges Tin (président d'honneur du CRAN)


Juger un programme avant sa diffusion, "c’est un phénomène assez nouveau" confit le CSA. Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel avait reçu une quinzaine de saisines à la mi-août.

L’autorité publique française de régulation explique que si de nouvelles plaintes sont enregistrées après la soirée du 26 août 2019, "il y aura instruction et décision en assemblée plénière".

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