Présidentielle : la clarification, enjeu du premier débat entre les candidats

François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Benoît Hamon
© PATRICK KOVARIK / AFP | Cinq des candidats à l'élection présidentielle – François Fillon, Emmanuel Macron, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Benoît Hamon – sur le plateau de TF1, le 20 mars 2017

Le premier débat entre les cinq candidats recueillant au moins 10% des intentions de vote s’est tenu lundi 20 mars sur TF1 et France Info dans un climat empreint de vivacité et de désaccords. Il reste à savoir s’il aura permis de clarifier le débat politique.

Jean-Marc Party
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Tantôt convaincants, parfois sur la défensive, souvent pugnaces, les candidats ont globalement réussi l’exercice consistant à dessiner les grandes lignes de leur programme. Tous les sujets n’ont pas pu être évoqués, cependant, l’essentiel a été dit sur les questions économiques et sociales, qui concentrent l’essentiel des préoccupations des citoyens.
 
Au-delà de la manière d’être de ces personnalités fort différentes, la question de fond a été posée : quel sera le visage de la France si l’un d’eux venait à être élu ? Et les réponses, multiples, contradictoires, laissent deviner un pays fragmenté par des clivages réels et persistants.
 
Les prétendants à l’Elysée se sont montrés en désaccord sur tout, même si de temps à autre, celui-ci approuvait, de manière fugace, une idée de celui-là. Selon les tendances idéologiques des candidats, le pays est vu comme plus ou moins fermé sur l’extérieur, doté de lois sociales plus ou moins favorables aux salariés les plus fragiles, avec une politique énergétique plus ou moins moderne.
 
Laïcité, temps de travail, lutte contre le chômage, place de la France dans l’Europe et dans le monde, âge de départ à la retraite : pas un thème qui n’ait suscité des discussions passionnées montrant de profondes divergences.
 
Rien d’étonnant, ni de choquant à cela. La pré-campagne, polluée par des cancans politico-judiciaires, avait fait passer sous silence que la droite et la gauche existent encore, que l’extrême droite a réussi à se donner un vernis de respectabilité, que le centre a été ressuscité sous la bannière du progressisme.
 
Il reste à savoir si ce premier débat entre les 5 candidats recueillant 95% des intentions de vote permettra de doper la participation, qui plafonne à 70%, un niveau jamais atteint.

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