Le Premier ministre de la Barbade licencie 1500 salariés du service public

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© bgis | Mia Mottley, premier ministre de Barbade

Dans un discours télévisé dimanche soir (14 octobre 2018), Mia Mottley, Premier ministre de Barbade, a annoncé le licenciement de 1500 salariés du service public dans le cadre d’un plan d’austérité. Barbade, en crise depuis 2008, est le 3e pays le plus endetté au monde.

 

Caroline Popovic
Publié le , mis à jour le

C’était vers la fin de son discours de près d'une heure que le Premier ministre, Mia Mottley a confirmé que 1500 salariés du service public seront licenciés dans les prochaines semaines. 80% d’entre eux sont des occasionnels. Les derniers embauchés seront les premiers à partir. Tout le monde recevra la totalité des indemnités de licenciement ainsi que des offres de reconversion d’emploi, dit-elle.

Ce soir il s’agit d’une conversation difficile, a déclaré Mia Mottley, premier ministre de Barbade.

Barbade sous perfusion du FMI


Dès son élection en mais 2018, Mia Mottley a formulé son programme pour la transformation et la relance économique de la Barbade. Elle a signé un accord avec le Fonds Monétaire International pour restructurer la dette. La Barbade est le 3e pays le plus endetté au monde. Un premier versement de 290 millions de dollars a été effectué pour renflouer les réserves de devises.

Le FMI exige de la discipline fiscale. Le service public de Barbade coûte trop cher. Il n’y a pas assez de contribuables pour maintenir le niveau des dépenses.


La corruption est omniprésente


Depuis 2008, l’année de la crise financière, l’économie de Barbade est en difficulté. Au lieu de redresser la situation, le gouvernement précédent a dépensé de l’argent qu’il n’avait pas. Aujourd'hui Barbade ne peut plus emprunter.
 
Bridgetown, capitale de Barbade
© businessbarbados | Bridgetown, capitale de Barbade et siège du gouvernement

Régime d'austérité dans tous les domaines


Selon un récent audit, la corruption est effective dans presque tous les services du gouvernement. Plusieurs contrats ont été attribués sans appels d’offres. Des millions de dollars ont été dépensés pour  les frais de consultants. L’hôpital public a trop de personnel non essentiel. Le bureau de transports, la régie des eaux et le service des logements ont tous été pointés du doigt pour des dépenses sans compter.   

Selon le premier ministre, les médias du service public sont des "anachronismes". Ils doivent tous se mettre au numérique et réduire le personnel.

Mia Mottley veut que le secteur privé stimule la croissance. Le démarrage de plusieurs projets d’investissement ainsi qu’un programme de réhabilitation du réseau routier devraient aider à embaucher des agents licenciés par le gouvernement.
Le gouvernement va également confier au secteur privé la gestion des sites touristiques d’État.  

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