Un nouvel arrêté renforce les mesures relatives à la chlordécone dans la viande de boeuf

Viande de boeuf
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Le gouvernement renforce la réglementation relative à la teneur maximale de chlordécone dans la viande bovine. Ce nouvel arrêté entre dans l’objectif "zéro chlordécone" dans l’alimentation, comme annoncé par le président de la République lors de son déplacement aux Antilles en septembre dernier.

Jean-Claude SAMYDE
Publié le , mis à jour le

Conformément aux annonces du Président de la République, le 27 septembre 2019 à Morne Rouge en Martinique, le gouvernement renforce la réglementation relative à la teneur maximale de chlordécone dans la viande bovine.

Ce nouvel arrêté entre dans l’objectif "zéro chlordécone" dans l’alimentation, comme annoncé par le président de la République lors de son déplacement aux Antilles en septembre dernier.

Cette modification intervient pour tenir compte des récentes études de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail (ANSES) visant à garantir un haut niveau de protection des populations.
 

Les autres espèces animales et les produits de la pêche


Désormais, le niveau dans la graisse ne devra pas dépasser 0,027 mg/kg, contre 0,100 mg/kg précédemment. Au-delà du cas de la viande bovine, des études complémentaires sont attendues concernant les autres espèces animales (ovins, caprins, porcins, volailles) pour le début de l'année 2019.
Les valeurs pour les produits de la pêche restent inchangées. Un nouveau dispositif de contrôle harmonisé entre la Guadeloupe et la Martinique sera mis en place en février. Il prévoit un suivi rapproché des élevages dont les cheptels sont susceptibles de présenter un risque, en particulier au regard de la consommation.
 

Plus de contrôles sanitaires


Le nombre de contrôles officiels sera augmenté (de l'ordre de 30%) pour garantir le respect des seuils de chlordécone dans les denrées, y compris sur le secteur informel, produits de la mer, viandes et végétaux.

En effet l'étude Kannari mise en œuvre en 2013 par l’Anses et Santé publique France, montre que l’approvisionnement par des circuits informels -autoproduction, dons, bords de route - entraîne une exposition supérieure à celle issue des modes d’approvisionnement en circuits contrôlés (grandes et moyennes surfaces, marchés, épiceries).