Le ministre de l’agriculture de la Jamaïque Audley Shaw, a menacé les producteurs de boissons et d’aliments sucrés d’annuler leurs exemptions de taxes sur l’importation du sucre blanc. 

Sans apporter depr euves, le ministre accuse des industriels et des douaniers d’être complices d’un trafic illégal. Le sucre importé, destiné exclusivement à la transformation des aliments se trouvent en vente dans les grandes surfaces. Or le commerce de sucre en détail est réservé aux producteurs locaux.

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A gauche: Audley Shaw, ministre de l'Agriculture. A droite: Phillip Henriques, président de l'Autorité Industrielle du Sucre JIS

"Au moins 30.000 tonnes de sucre produit localement sont stockées dans des hangars. Impossible des les écouler. Le sucre importé, exempté de taxe, est sur le marché.  On détruit ce qui reste de l’industrie sucrière de la Jamaïque",  selon Audley Shaw ministre de l’Agriculture.  

Le ministre a décidé d’appliquer les taxes d’importation. Les industriels peuvent ensuite formuler une demande de remboursement. Ils doivent montrer que la totalité du sucre importé a été transformée en boissons ou aliments.


Le sucre produit à la Jamaïque est en grande difficulté


En août 2018, plus de 200 emplois ont été perdus à cause de la fermeture définitive de deux usines. Le coût élevé de production et la baisse des prix du sucre sur les marchés locaux et internationaux ont rendu les opérations non-lucratives.

En 2017, la Jamaïque a perdu sont quota auprès de l’Union Européenne, ce qui a fortement impacté les exportations. Le sucre jamaïcain a affiché des pertes de 11 millions d’euros.


Le rhum ne sauvera pas le sucre de la Jamaïque

 

Le rhum jamaïcain est fabriqué à base de la mélasse, importée de la Colombie et du Guatemala. Cette mélasse est moins chère que celle produit localement. Des économistes de la Jamaïque estiment qu’il faut arrêter de planter la canne à sucre. Il vaut mieux remplacer cette culture par des vivres plus rentables.