Jamaïque : Le gouvernement veut interdire le châtiment corporel à l'école

Enfants
© unfpa | Enfants pris en charge pendant que leurs mères sont à l’école à la Jamaïque

À la Jamaïque, le bras de fer entre le ministre de l’éducation et l’Union des Enseignants se poursuit sur la question de l’utilisation des châtiments corporels dans les établissements scolaires.

Caroline Popovic Publié le , mis à jour le

Le ministre de l’éducation de la Jamaïque, Ronald Thwaites a annoncé qu’il veut mettre fin à cette forme de punition encore autorisée dans les écoles. Selon lui, il y a eu trop de dérapages. La semaine dernière une enseignante du primaire a été inculpée d’agression occasionnant des blessures sur l’un de ses élèves. L’enseignante l’avait frappé avec une règle. L’enfant a été blessé à l’épaule et a dû être hospitalisé.

L’association des Parents de la Jamaïque soutient la décision du gouvernement. "Le châtiment corporel n’est rien qu’une forme d’abus", dit-elle. Il faut revoir les méthodes disciplinaires employées dans les établissements scolaires de la Jamaïque."

Parfois il faut donc utiliser les coups


Mais l’Union des Enseignants de la Jamaïque est contre. Le châtiment corporel, autorisé du primaire au lycée, serait l’un des derniers moyens de maintenir la discipline dans les écoles. Selon ces enseignants, les élèves sont de plus en plus violents et difficiles à contrôler. "Parfois il faut donc utiliser les coups", disent-ils. 

Pour l’Union des Enseignants, interdire le châtiment corporel serait un acte de grande irresponsabilité. Mais le ministre de l’éducation de la Jamaïque est catégorique. Le châtiment corporel ne devrait être dispensé qu’à la maison par les parents des enfants.

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