1 500 infractions relevées par la vidéo verbalisation en un an à Fort-de-France

Vidéo-surveillance
© Martinique1ere-Pixabay | Des caméras pour surveiller et verbaliser.

Le système de vidéo-verbalisation dans certains quartiers de Fort-de-France fête ce mois de juin 2018 son premier anniversaire. Et selon la ville qui est en charge de ces fameuses caméras qui voient tout, elles n’ont pas chômé. 1500 infractions ont été relevées dans la capitale.

Pierre-Yves Honoré Publié le , mis à jour le

Avec plus de 1 500 flashs en un an, la vidéo-verbalisation est un véritable succès pour la mairie de Fort-de-France.

Ces caméras installées dans certains quartiers de Fort-de-France filment  les comportements délictueux des automobilistes. De quoi faire perdre leur sourire aux conducteurs les plus blasés.

Lutter contre les infractions


Véritable arme absolue contre les feux rouges grillés et les stationnements abusifs. Chaque mois, le système dresse en moyenne 200 verbalisations.

Au hit-parade des sanctions les plus relevées, on retrouve les conducteurs qui stationnent dans les couloirs des bus pour aller s’acheter une pâtisserie, ou alors sur les places réservées aux personnes en situation de handicap, mais aussi l'usage du téléphone portable au volant, les feux rouges grillés...

Comment cela se passe-t-il ?


La procédure est parfaitement encadrée. Dans un centre de supervision resté secret, une dizaine d’opérateurs se relaie quotidiennement.
Surveillance police
© Martinique 1ère
Pour un stationnement illégal, ils ont l’obligation de procéder à la prise de deux photos pour servir d’éléments de preuve. Le premier cliché est pris au début de l’infraction et le second 10 à 15 minutes plus tard.
Ces éléments sont envoyés à un officier de police judiciaire qui va se charger de dresser la contravention. Une dizaine de jours plus tard, l'automobiliste reçoit une amende de 135 euros du centre automatisé de Rennes.



L’automobiliste a toujours la possibilité de contester les faits, mais dans la limite des 45 jours. Tout n’est pas perdu en cas de refus, il peut saisir le tribunal.
 Mais rares sont ceux qui vont jusque-là selon la mairie. La réception des clichés dissuade plus d’un, d’aller plus loin.



Changer les comportements ?


En tout cas depuis son installation, la mairie se dit satisfaite. Pour Steeve Moreau, l’élu en charge du système, "on commence à observer un changement de comportements des automobilistes, notamment aux abords des lycées. Et dans une moindre mesure sur les autres axes. Mais il faut du temps pour changer les mentalités", reconnaît cet élu. "Certes un automobiliste sanctionné ne se fera pas prendre au piège une seconde fois, mais un autre risque de commettre le même délit", ajoute-t-il.