Installée en région parisienne depuis 23 ans, Soifiati Ali est mère de deux enfants. En 2012, à la mort de ses parents, elle tombe en dépression chronique. Par le biais de sa nièce, la Mahoraise entre alors en contact avec un imam et son épouse pour tenter de se retrouver.

Les préceptes du Coran

Des séances de lecture du Coran s’en suivent pendant plus d’un an, des échanges autour de cette foi musulmane basée sur le respect de l’autre, sur l’introspection. Soifiati commence à se libérer du poids de la dépression. Jusqu’au jour où l’imam doit quitter la région et la confie à un autre couple. L’homme d’origine marocaine se dit imam et son épouse est une Française convertie à l’Islam. Soifiati Ali est confiante, forte de l’expérience vécue. Elle témoigne au micro de Tiziana Marone d'Outre-mer 1ère

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Discussions violentes

Mais elle découvre une autre manière d’interpréter les préceptes du Coran. Les discussions se font alors plus violentes. On essaye de la convaincre qu’elle ne peut guérir que si elle rend le mal qu’elle a reçu :

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Attentats de Paris

Deux mois s’écoulent avant que Soifiati réalise qu’elle a à faire à des recruteurs pour le djihad. Au cours des séances, le prétendu imam l’incite de plus en plus à se battre "contre l’ennemi numéro un des Musulmans, la France". C’est alors qu’elle décide d’arrêter de rencontrer cet homme et sa femme le 31 décembre 2014.

Une semaine plus tard devant sa télé, en découvrant l’horreur de l’attentat de Charlie Hebdo, elle comprend qu’elle l’a échappé belle, persuadée que le couple faisait partie d’un réseau de radicalisation et travaillait au recrutement de bombes humaines.

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Anti-terrorisme

Deux ans plus tard, Soifiati est déterminée à dénoncer ces réseaux occultes. En avril dernier, elle contacte la cellule de prévention de la radicalisation et signale le couple dont elle a été victime aux services de l’anti-terrorisme. Aujourd’hui son inquiétude est liée à la force de manipulation déployée par ces « recruteurs » à l’encontre des plus fragiles, surtout des jeunes en perte de repères. L’inquiétude est grandissante quand elle pense que ces réseaux peuvent atteindre son île natale, Mayotte.

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