Loto du patrimoine, deuxième édition : 5 sites ultramarins sélectionnés

Loto du patrimoine 2019
© Fondation du Patrimoine | Parmi les 18 sites retenus pour l'édition 2019 du loto du patrimoine, 5 sites ultramarins ont été choisis.

Après une première édition en 2018 qui a permis de récolter 22 millions d'euros pour l'entretien du patrimoine français, le loto du patrimoine est reconduit en 2019. Cette année, 5 sites ultramarins ont été choisis parmi les 18 monuments emblématiques.

Marie Boscher
Publié le , mis à jour le

C'est reparti pour le Loto du patrimoine ! Pour l'édition 2019, dix-huit monuments et sites ont déjà été retenus parmi les 865 dossiers déposés. L'an dernier, la formule lancée par Stéphane Bern, le "Monsieur patrimoine" nommé par Emmanuel Macron, avait permis de rapporter 22 millions d'euros destinés à restaurer 269 monuments jugés en péril. Selon lui, cinquante ont été déja restaurés.

Cette année, en Outre-Mer, cinq monuments et sites ont été sélectionnés :
 

L'église Saint-André de Morne-à-l'Eau en Guadeloupe

 
L'église Saint-André de Morne à l'Eau
© Fondation du patrimoine | L'église Saint-André de Morne à l'Eau

Ouvrage emblématique de l'architecte Ali Tur qui a marqué les paysages de Guadeloupe avec ses édifices, l'église de Saint-André à Morne-à-l'Eau a été construite en 1930 en remplacement de l'ancien bâtiment, détruit par le cyclone de 1928. L'architecte a utilisé du béton pour cette église dont la nef monte jusqu'à 13 mètres de haut. Ce même matériau a été utilisé pour le clocher qui fera l'objet des travaux, selon la Fondation du patrimoine. Il s'agira de le démonter et de le remonter pour le remettre aux normes sismiques. 
 

Les façades de Saint-Pierre en Martinique

Les façades de Saint-Pierre en Martinique
© Fondation du Patrimoine | Les façades de Saint-Pierre en Martinique

La ville de Saint-Pierre à la Martinique a été durablement marquée et largement détruite par l'éruption de la montagne Pelée en 1902. Deux rues subsistent aujourd'hui comme témoins de la prospérité de la ville avant la catastrophe : les rues Victor Hugo et Bouillé. Aujourd'hui elles concentrent la principale activité économique de la ville mais sont en piteux état, certaines maisons étant même abandonnées depuis de nombreuses années. La mission Stéphane Bern espère ainsi les faire "bénéficier d'une opération de valorisation", qui devrait également concerner la façade de la cathédrale de la ville.
 

Le relais Barcarel à Saint-Laurent-du-Maroni en Guyane

Le relais Barcarel à Saint-Laurent-du-Maroni
© Fondation du Patrimoine | Le relais Barcarel à Saint-Laurent-du-Maroni

Le relais Barcarel est la seule maison à ossature en bois de la ville de Saint-Laurent-du-Maroni, en Guyane. Construite par un ancien bagnard dans les années 1880, elle est restée fermée pendant 20 ans après avoir servi de local pour différents magasins pendant plusieurs années. Elle menace aujourd'hui de s'effondrer et a été condamnée. Le site a pour vocation d'être réaménagé en logements meublés pour des personnes en situation de handicap. 
 

Les temples tamouls de Saint-Pierre et Saint-Louis à la Réunion

Les temples tamouls de Saint-Pierre et Saint-Louis
© Fondation du Patrimoine | Les temples tamouls de Saint-Pierre et Saint-Louis

Deux temples de l'île de la Réunion sont visés par le projet de restauration : le temple des Casernes à Saint-Pierre et le temple du Gol à Saint-Louis. Le premier a été construit grâce aux vestiges d'un batîment de l'usine des Casernes et sert de temple à la communauté tamoule depuis 1850. Le second, consacré à Vishnou et décoré de nombreuses peintures, est le plus ancien lieu de culte hindou de la Réunion. Les deux temples doivent être remis aux normes, souffrant tous deux de problèmes d'étanchéité qui dégradent les décors peints. Ils sont également infestés d'insectes qui attaquent les charpentes en bois. L'électricité et les charpentes métalliques seront aussi retravaillées.
 

Le phare de l'Île aux Marins à Saint-Pierre-et-Miquelon

Le phare de l'île aux Marins à Saint-Pierre et Miquelon
© Fondation du Patrimoine | Le phare de l'île aux Marins à Saint-Pierre et Miquelon

Construit en 1876, le phare de l'île aux Marins au large de Saint-Pierre est un véritable témoin de l'histoire de la pêche à Saint-Pierre et Miquelon. Il permettait aux navires d'entrer dans le port de la ville par la passe du Suet jusqu'en 1961, lorsque la navigation dans cette partie de l'océan a été jugée trop dangereuse. Depuis, le phare haut de 7m qui marque l'horizon de l'archipel de Saint-Pierre et Miquelon, a souffert du temps, du gel et du sel. Il a été condamné et doit faire l'objet de travaux de sécurisation pour permettre d'intégrer le phare à un parcours de découverte du patrimoine sur l'île aux Marins.

Ces monuments seront représentés sur les tickets de grattage et cent autres seront ajoutés d'ici le mois du juin. La campagne officielle du deuxième loto du patrimoine sera lancée lundi 11 mars par Stéphane Bern et Frank Riester, ministre de la Culture. Nouveauté cette année : des tickets de grattage à 3 euros seront disponibles, en plus des tickets à 15 euros.