Youssoufi Touré ancien recteur de Guyane devant la justice en octobre prochain

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Le 31 octobre prochain débutera le procès de Youssoufi Touré devant le tribunal correctionnel d’Orléans pour détournements de fonds publics lorsqu’il dirigeait l’université d’Orléans. Youssoufi Touré était recteur en Guyane lorsque l’affaire a éclaté. 

Marie-Claude Thébia/F Leconte Publié le , mis à jour le

L’ancien président de l’université d’Orléans va comparaître devant le tribunal d’Orléans pour détournement de fonds publics et délits de favoritisme dans le cadre de marchés publics. Il a été placé en garde à vue selon nos confrères de France info, avant d’être déféré devant le parquet, son renvoi devant le tribunal lui a été signifié.


Les conclusions de l'enquête

C’est la brigade financière de la police judiciaire d’Orléans qui a mené l’enquête. Il est reproché à Youssoufi Touré d’avoir accordé des avantages à hauteur de trente mille euros à la directrice d’un laboratoire de nanosynthèse. Il est également poursuivi pour délit de favoritisme dans le cadre de deux marchés publics. Président  de l’université d’Orléans de 2009 à 2016, il aurait laissé un déficit vertigineux estimé à  près de quinze millions d’euros, et autres dysfonctionnements.


Des négligences 

L’affaire a éclaté alors que Youssoufi Touré était recteur en Guyane. A l’époque et encore aujourd’hui il avait évoqué des négligences. Youssoufi Touré, par ailleurs, a toujours nié les affaires révélées par la presse nationale. Pour l’ancien recteur, il s’agissait de simples allégations, avant de démissionner de son poste de recteur, à la surprise générale.

Youssoufi Touré sera resté 9 mois dans notre région, 9 mois durant lesquels il a du s’adapter aux particularismes de l’académie Guyane, avant d’en partir rattrapé par "les affaires".


La défense d'un homme 

Aujourd'hui il se défend. Dans un communiqué notamment rendu publique, il évoque des amalgames et des contre-vérités. 
Il fait savoir qu’il n’y a jamais eu, ni de trou, ni de déficit de 12 ou de 14 millions à l’université d’Orléans. Il affirme que l’on doit la vérité aux Guyanais. Selon lui, « on voulait juste faire démissionner un recteur ».
Son procès débutera fin octobre au tribunal correctionnel d’Orléans. Des soupçons d’irrégularité concernent des détournements de fonds attribués à un projet de recherche et un soupçon de favoritisme concernant des opérations immobilières.