Difficile à croire, et pourtant, c’est dans une zone de squat à l’abandon que devrait être construite la future cité judiciaire. Un terrain au bord de la route de Baduel, en face de la direction de l’Agriculture et de la Forêt. Un hectare et demi, en deux parcelles. L’une accueillait l’AFPA, l’organisme de formation, ces locaux ont été évacués de leurs squatters.
L’autre parcelle plus grande, appartient à la SIGUY (société immobilière de la Guyane). Ces terrains sont gelés, selon nos informations dans l’attente de leur acquisition par le ministère de la Justice. Ce projet devrait changer le visage du quartier.
Mélin, habitant de la cité Rebard se confie :

« C’était très fort là, il y avait du bruit… et puis de la bagarre. C'est une bonne nouvelle. Il faut cela pour réguler toutes ces mauvaises choses »


Un engagement ferme

La ministre de la Justice devrait officialiser le choix du terrain ce week-end en Guyane. En attendant, la SIGUY a lancé le nettoyage et le désamiantage des maisons à l’abandon. Elles seront ensuite détruites. De leur côté, les avocats guyanais n’ont pas été encore informés du choix du site. Ils attendent un engagement ferme de la ministre.
Maître Georges Bouchet, bâtonnier de l’ordre des avocats de Guyane explique :

 « Ce que j’espère, c'est que le site soit définitivement précisé par la ministre. Nous attendons davantage. Il faut que l'on connaisse les contours de cette cité, le budget prévisionnel et le calendrier. Il s'agit d'une mesure d'urgence des Accords de Guyane .»


Parmi les atouts du site de Rebard, sa proximité avec le centre ville de Cayenne mais aussi du futur commissariat qui sera construit sur l’ancien campus Saint Denis reste à régler certains détails.
Reste à savoir aussi ce que deviendra l’actuel palais de justice, en cours de rénovation, l’une des options envisagée est d’y transférer la cour d’appel, le reste des services judiciaires serait alors installé sur le futur site de Rebard.