Le syndicat agricole FDSEA en colère

Christian Epailly président de la FDSEA
© guyane la 1ère | Christian Epailly président de la FDSEA

Christian Epailly président de la FDSEA réagit vivement suite aux paroles de l’opérateur minier Pierre Rey dit « Kiko » sur l’agriculture guyanaise. Il affirmait que si on voulait interdire la mine en Guyane, il fallait alors aussi interdire l'agriculture, grande consommatrice de produits chimiques.

Laurent Marot Publié le , mis à jour le

Réagissant à l’opposition du maire de Kourou à deux projets miniers sur sa commune, Pierre Rey affirmait que si on voulait interdire la mine en Guyane, il fallait alors aussi interdire l'agriculture, Car cette activité polluerait avec des produits chimiques toxiques. La FDSEA s’inscrit en faux.

Vive réaction de Christian Epailly président de la FDSEA


Les propos qui font polémique ont été tenus le 7 mai lors d’une conférence de presse de la Fédération des Opérateurs Miniers de Guyane. Ce jour-là, la FEDOM défend deux projets miniers sur des affluents du fleuve Kourou. Des entreprises touristiques et le maire s’y opposent au nom de la protection de l’environnement. Un professionnel de la mine affirme alors qu’il faudrait plutôt regarder ce qui se passe dans l’agriculture.
Ces propos ont fait bondir le président de la FDSEA, la Fédération Départementale des Syndicats d’Exploitants Agricoles. Pour Christian Epailly, c’est un mauvais procès :

"Les agriculteurs ne polluent pas les criques de manière générale puisqu'on utilise les criques pour arroser nos plantes. Dans le contexte actuel c'est inadmissible qu'on tienne de tels propos sur les médias et qu'on nous traite de pollueurs alors que nous travaillons depuis de nombreuses années sur le respect de l'environnement, le respect des produits, sur la limitation des pesticides ... on ne peut pas tolérer de tels propos."


Un meilleur contrôle de l'utilisation des pesticides


Le président de la FDSEA reconnait qu’il y a pu y avoir des excès dans l’utilisation des produits chimiques dans l’agriculture guyanaise mais cela serait du passé, la profession étant désormais très contrôlée. Jean-Christophe Yang est exploitant depuis trois ans à Macouria, il dit utiliser les produits chimiques de façon raisonnée.
Début 2017, la direction de l’alimentation et de l’agriculture a publié une étude sur les résidus de produits phytosanitaires mesurés sur une centaine de fruits et légumes prélevés Guyane.
Des dépassements de la limite maximum de résidus ont été observés sur 2,6 % des prélèvements, soit une proportion comparable à ce qui est observé dans l’hexagone