Six blessés légers lors de l'arraisonnement de tapouilles brésiliennes dans les eaux territoriales guyanaises

Tapouilles arraisonnées au port du Larivot
© VDE | Les tapouilles arraisonnées au port du Larivot

Les militaires des forces armées de Guyane ont saisi, dans la nuit du 4 au 5 juin, deux tapouilles brésiliennes dans les eaux territoriales guyanaises. Durant l'intervention, cinq pêcheurs de nationalité brésilienne ainsi qu'un militaire ont été légèrement blessés.

Swann Vincent-Romney (Stagiaire) Publié le

C'est dans la nuit de lundi 4 à mardi 5 juin 2018 que les militaires des forces armées de Guyane ont repéré deux embarcations de pêche illégales lors de leur patrouille dans l'est guyanais aux abords de la frontière brésilienne. Comme l'a expliqué le préfet de Guyane, Patrice Faure, les tapouilles ont été localisées à environ à une dixaine de kilomètres des côtes françaises et ce, grâce au travail d'une équipe de militaires de l'aviation. Dès lors, les hommes des forces armées de Guyane ont tenté, avec beaucoup de difficultés, d'aborder les embarcations illégales occupées par huit ou neufs individus. Ces derniers ont tenté d'empêcher les militaires de monter à l'aide de coûtelas. Les militaires ont riposté avec des balles en caoutchouc, atteignant au passage cinq pêcheurs. Un homme des forces armées de Guyane a lui aussi été touché pendant l'opération, il souffrirait d'un tassement des vertêbres. Tous les blessés ont été conduits à l'hôpital.

6 tonnes de poissons saisies


Les tapouilles occupées par les pêcheurs interpellés ont été acheminées au port du Larivot à l'issue de l'intervention des militaires. Elles gardaient dans leurs entrailles une cargaison très importante, puisque ce sont six tonnes de poissons et plusieurs dizaines de vessies natatoires de seiches qui ont été saisies. La préfecture indique également que si une revente de cette cargaison sera très bientôt d'actualité, un contrôle sanitaire rigoureux de la marchandise reste à effectuer avant toute action.

Le dernier accrochage de ce type entre forces de l'ordres et embarcations illégales remonte au mois de mars dernier.